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  • 06/14/13--01:31: L’autre Lempicka
  • L’Echarpe bleue (1930)

    J’avoue : je suis fan, fan, fan de la peintre Tamara de Lempicka depuis la lecture, adolescente, d’une édition poche du Lolita de Nabokov, illustrée de son troublant Kizette en rose sur la couverture. Elle fait partie de ces artistes qui ont un lien particulièrement fort avec la mode : icône de la jet-set des années 20, 30 et 40, dont elle était loin d’être la représentante la moins mondaine, la moins sophistiquée et la moins fascinante, elle a démarré comme illustratrice dans des magazines féminins, a posé dans les robes des grands créateurs de l’époque. Et surtout, elle a toujours pris un grand soin, dans ses œuvres, de représenter avec une délicatesse et une minutie extrêmes les étoffes, les plis, les teintes des robes de ses modèles, qu’il s’agisse de sa fille (la fameuse Kizette), de ses amantes ou d’autres égéries du gotha. Sur des fonds froids et gris de villes aux résonnances cubistes, les couleurs des vêtements détonnent, bleu pétaradant, vert émeraude ou rose dragée. Mais les coupes, elles, sont simples, sans chichis, fluides. Reflets du zeitgeist des années folles, les portraits de femmes de Tamara de Lempicka ressemblent à des gravures de mode, et c’est aussi pour cela qu’ils me parlent.


    PS : j’ai été franchement déçue par l’exposition que lui consacre actuellement la Pinacothèque, à Paris. Sa vie y est très bien racontée à travers de longs textes. Mais à voir, il y a peu de ces toiles majeures qui ont fait sa réputation, la salle consacrée à ses rapports avec la mode est chiche… Bref, c’est un peu court. D’ailleurs la moitié des œuvres que j’ai choisies ici ne font pas partie de la visite.


    L.G.

    Portrait d’une jeune femme en robe bleue (1922)


    Irène et sa sœur (1925)


    Portrait de la duchesse de La Salle (1925) 


    Kizette en rose (1926) 


    Kizette au balcon (1927) 


    La Tunique rose (1927)



    Portrait de Romana de La Salle (1928) 


    Jeune fille aux gants (1930) 




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  • 06/17/13--00:32: La citation du lundi

  • "Elle a dix armoires remplies de vêtements, mais dès qu'on doit sortir, elle n'a jamais rien à se mettre."

    "She has ten closets filled with clothes, but every time we have to go out, she has nothing to wear."

    L'acteur Desi Arnaz à propos de sa femme, Lucille Ball

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  • 06/18/13--00:30: L’objet : les lockers


  • Comme je l’ai déjà écrit, je m’interroge un peu trop sur mes fringues (un peu trop pour ne pas me sentir parfois atrocement superficielle, disons). Comme je l’ai écrit aussi, je viens de déménager. L’occasion de transférer ma garde-robe : autrefois, faute de placards, celle-ci était disposée sur un portant bien en vue dans ma chambre, maintenant, les précédents propriétaires ayant laissé tout un couloir de lockers (exactement ceux des cours de gymnastique, ou ceux des films de lycée américain : j’adore), elle est rangée dans des placards fermés. Et ma foi… grande révélation… ta-da… ça change tout ! Je me suis aperçue que moi qui bloquais tellement sur la pertinence de tel ou tel vêtement sur mes tringles, je n'y pense plus du tout depuis que j’ai cessé de les avoir dans mon champ de vision à tout moment. Et finalement, que mes petites histoires de vider ou de remplir mon armoire sont devenues bien moins capitales depuis que je ne les ai plus en rappel perpétuel.


    A l’air libre, mes vêtements formaient comme une décoration, jamais parfaite, comme une oeuvre toujours en work in progress. Cachés, ils sont remis à leur juste place. Ils retrouvent à la fois leur utilité pure et un certain mystère. Et moi, j’ai désormais plus de temps de cerveau disponible pour jouer à ouvrir mes lockers et à me croire dans Les Années Collège.


    I’ve just moved in a new apartment and discovered that… ta-da… when you stop seeing your wardrobe all day long because it’s on a coat rack (as it was in my old apartment, where I didn’t have enough closets) and start hiding it from your eyesight (as in my new apartment, where I have lockers, exactly the ones from American tv shows such as “Degrassi High”!) … then you stop overthinking about it. Your clothes go back to where they belong: put away in closets, where they are not considered as a work in progress anymore but as the utilitarian stuff they should always have remained.


    L.G.


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  • 06/20/13--00:30: Faut-il oser ?
  • Guy Bourdin, 1983

    Faut-il oser ? C’est une question que je me pose très, très souvent. Car je suis tiraillée entre le petit ange qui me dicte « Allez, mets tes basiques, tu n’as besoin de rien d’autre, des chaussures qui marchent, des pulls qui tiennent chaud », et puis de l’autre, le petit démon qui me serine « Mais dis-donc, je te rappelle que tu adores le jeu de la mode, dénicher des pièces originales, repérer des looks chouettes sur le Net ».


    Exemple concret : la capeline. J’en ai une très belle qui me donne un air mystérieux comme Greta Garbo, ou bien une allure sensuelle comme sur une photo de Guy Bourdin. Le problème, c’est que la capeline, à l’inverse du bonnet, du chapeau de pluie ou du béret (tout ça, j’ose), ne tient pas chaud aux oreilles, n’est pas idéale quand il pleut, bref, n’a aucune utilité particulière, si ce n’est ce petit supplément de style. Un style qui d’ailleurs se fait fortement remarquer, et qu’il faut savoir assumer.


    Du coup, ma capeline est restée bien au chaud dans la maison tout l’hiver. Et moi, j’hésite encore entre… le côté rassurant du basique (quitte à être passe-partout) ? … ou le plaisir de l’exceptionnel (quitte à être trop consciente de mon look) ? 


    Should I dare more? I often ask myself this question. Half of me is drawn to very basic and practical clothes in which I don’t have to be self-conscious. But the other half loves playing with fashion, finding interesting accessories or discovering new looks. Case in point: the wide-brimmed hat. I own a beautiful one that I love. The only problem is that it doesn’t protect you from the cold, it doesn’t protect you from the rain… actually, it’s totally useless. Except for the fact that it’s fun, and brings you a high-class style. Is that a good enough reason to wear it???


    L.G.


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  • 06/24/13--02:08: La citation du lundi

  • "Ce qui compte, c'est la sincérité du vêtement."

    "What matters is clothes that are sincere."

    Bouchra Jarrar



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    Je m’excuse auprès de Jeanne-Aurore qui a fait sa détox d’icônes, mais moi, n’étant pas assujettie à cet impératif de rester clean, j’en profite. Et je cite : Chiara Mastroianni. J’avoue que je songeais rarement à elle, dans la mesure où je l’imaginais plutôt comme l’éternelle fille en jean usé et boots élimés. Puis je l’ai vue sur scène au Festival de Cannes présenter son dernier film aux côtés de Vincent Lindon et le choix de sa petite robe noire (très courte, assez osée, finalement peu consensuelle) m’a rappelé qu’elle s’était imposée comme une image de mode très marquante à la fin des années 90, lorsqu’elle avait grimpé les marches du même festival en Lolita Lempicka. A l’époque, ses fourreaux couleur chair à motif végétaux avaient fait rêver toutes les filles, moi compris. Aujourd’hui, j’aime bien son virage plus rock, avec jupes crayon et t-shirt imprimé. Ou alors, cette manière très italienne de se la jouer à la fois austère et sensuelle dans une robe limite veuve...


    French-Italian actress Chiara Mastroianni made a big impact on fashion at the end of the nineties, when she strolled the Cannes Film Festival red carpet in romantic Lolita Lempicka sheaths. Today I love how her look took a more rock n’ roll turn, especially with pencil skirts worn with wild t-shirts. Or when she plays it very Italian with only a black, severe-but sensuous-at-the-same-time widow dress… 

    L.G.










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  • 06/27/13--22:00: Fun For Me

  • C'est peut-être la conséquence d'avoir été une telle accro du shopping, puis de m'être reprise en main, puis d'avoir fait un milliard de rechutes, et d'en être venue à associer fringues et culpabilité. Ou alors c'est peut-être lié au fait d'avoir tant écrit sur les armoires idéales. Ou d'avoir passé tant d'années à être obsédée par les icônes de mode (ça c'était avant ma détox d'icônes). Ou d'avoir été trop maltraitée par des vendeurs hystériques. Quoiqu'il en soit, le résultat est là : ma love affair avec les vêtements a viré à la rupture sanglante, du genre de ces ruptures où l'on se retrouve à trois heures du matin, avec le mascara qui coule, à hurler au téléphone "plus jamais tu me traiteras comme ça" à un sale type. Et ces derniers temps, c'était un peu ce que j'avais envie de crier à mon placard, le matin, quand m'habiller devenait une séance de doute et torture : "PLUS JAMAIS TU ME TRAITERAS COMME ÇA."

    Soudain, je me suis retrouvée à fantasmer sur ma (très lointaine) jeunesse, quand s'habiller voulais dire prendre le premier truc venu à peu près propre sur le sol. Tellement facile. Tellement fun. Cette insouciance me manquait à en crever, je n'en pouvais plus de ce sentiment que me composer une allure le matin était un job, un job pas très marrant. Je voulais être prête en 5 minutes et ne plus me poser de questions.

    Il y a quelques semaines, j'ai profité d'un voyage à Londres pour voir ma soeur Laëtitia pour prendre rendez-vous avec Stephanie, de la boutiqueEileen Fisher de Covent Garden. Eileen Fisher est une marque américaine , dont le concept de "Système" basé sur des pièces faciles qui se combinent toutes entre elles m'intriguait depuis un moment. Ca semblait si facile... Quoi, ne pas se torturer pour savoir quoi porter ? Vraiment un truc d'Américains mabouls. Quant à Stephanie, ce fut d'abord une voix sympathique au téléphone, sur qui je tombai par hasard, et qui se révéla, quand j'arrivai à la boutique, comme l'oreille compréhensive qui eut la gentillesse de ne pas mourir de rire quand je lui racontai mes histoires de placard.

    Pour dire la vérité, au début, la folle du contrôle que je suis a un peu (beaucoup) paniqué. Laisser une totale inconnue s'occuper de mes vêtements ? Ca va pas la tête ? Mais Stephanie était bel et bien ce qu'il me fallait : une fille pleine de bon sens, dotée de la finesse de Jane Austen, du calme d'un grand maître zen et de l'inébranlable détermination de Winston Churchill. Armée d'un portant de vêtements, elle s'est mise à me proposer des couleurs, des formes, des pièces auxquelles je n'aurais jamais songé. Pour la première fois depuis longtemps, faire des essayages redevenait marrant. Une pièce n'allait pas ? Next, Stephanie passait immédiatement à autre chose, sans remords. En deux heures, nous avons construit une mini garde-robe couvrant tous mes besoins (boulot, dressy, se traîner sur le sol avec mon fiston), composée de deux bas, quelques tops et mailles versatiles, une paire de sandales compensées et un foulard.

    De retour à Paris, c'est la réconciliation avec mon placard. Plus que les vêtements, c'est surtout le plaisir d'avoir eu quelqu'un qui me rappelle que "ce ne sont que des vêtements" qui a fait toute la différence. Eh oui, ce sont juste des vêtements (ce qu'on a tendance à oublier quand son métier est d'écrire à ce sujet toute la journée). Je suis heureuse de m'en être rappelée juste à tant pour ne pas mettre le feu à mon dressing et d'avoir - à peu près - retrouvé la décontraction de mes 15 ans, la sagesse (j'espère) en plus, et mon obsession adolescente pour Keanu Reeves en moins.



    Maybe it’s the consequence of having been such a compulsive buyer for years, then going through shopping withdrawal, then relapsing (many times), and feeling guilty about it. Or maybe it has to do with writing so much about ideal wardrobes. Or obsessing so much about perfectly dressed people - until I went on icons detox. Or being sick of pushy sales people. In any case, result is this: my love affair with clothes has gone sour, a fact I came to realize recently when I found myself feeling that getting dressed was a drag. All of a sudden, I pined for the carefree days of my youth (a million years ago) when I would pick random clothes on my bedroom floor and declare I was dressed. So easy. So fun. I wanted that teenage insouciance back. I wanted to stop feeling like dressing was a job. I wanted to be able to be ready in 5 minutes in the morning.



    So a few weeks ago, taking advantage of a trip to London to visit my sister Laëtitia, I booked an appointment with Stephanie, at the Eileen Fisher shop in Covent Garden. Eileen Fisher is an American brand whose “System” concept of versatile pieces that can all be combined together had intrigued me for a while (for a French person like me, such an efficient concept was so… simple. How could you not torture yourself about what to wear? Crazy Americans!). As for Stephanie, she was at first only a friendly voice on the phone, whom I stumbled upon by chance, and who turned out, when I arrived at the shop, a most patient ear willing to listen to my bad case of clothes fatigue.



    At first I wasn’t so sure this was a good idea. Me, the barking mad control freak, letting some absolute stranger take care of my clothes? But turned out Stephanie was what I needed: someone with the cool wit of Jane Austen, the zen of a Buddhist master and the steely determination of Winston Churchill. Armed with a rack filled with clothes, she spent two hours bringing fun back into my wardrobe, making me try on unexpected items, colors that I thought were weird and then looked great on me, and discard many preconceived notions about my style. In the end, we built together a tight wardrobe fitting all my needs (work, dressy, crawling on the floor with my son), with two bottoms, a few casual tops, two knits, a pair of platform sandals and a scarf.



    Now I’m back in Paris and dressing is fun again. More than the clothes, it’s the pleasure of having had someone bring back that sense of “it’s only clothes” that made all the different. Yeah, it’s only clothes. I’m glad that I got to remember it and that, like my 15-years old self, I can be back to dressing without a headache and then go on about with my life. And this time, with the – somewhat - adult wisdom brought by the years, and minus the Keanu Reeves crush.


    J.A.C. 


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    Vous l’avez peut-être remarqué, mais ni Jeanne-Aurore ni moi n’aimons réellement nous afficher en photo sur ce blog. Pour moi, mettre en ligne sa bobine, c’est la quintessence du melon, de l’ego trip… Mais à ma décharge, puisque oui, c’est moi qui suis en photo ci-dessus, je dirais que ce n’est pas ma faute : c’est Jeanne-Aurore qui m’a poussée à le faire ! Juste histoire d’illustrer un dilemme pas spécialement d’actu en ce mois de juillet mais qui surgit parfois à d’autres moments de l’année : s’habiller cocktail, ou red carpet… tout en restant soi. 

    La question s’est posée à moi pour monter les marches du Festival de Cannes, pas en tutoyant les stars, mais de manière totalement anonyme, aux bras de mon homme. Evidemment, je n’avais aucune envie de sortir une robe spectaculaire. Ni même une robe tout court : autant j’adore en porter dans la journée avec du plat (bottes ou sandales), autant je déteste en mettre le soir avec des talons (trop endimanché, je trouve). Je n’avais pas très envie non plus de me changer, ça m’enquiquine toujours. Et encore moins de me pomponner. En fait, j’avais juste envie d’être la plus normale possible. Mais pas non plus de me faire refouler au bas des marches ! 

    Donc j’ai planifié ça dès le matin. J’ai enfilé un pantalon slim noir zippé en bas que j’adore parce qu’il est aussi parfait avec des spartiates qu’avec des talons, et je l’ai mis avec des spartiates, donc. Puis un t-shirt noir, mais en cachemire. Aux bras, un grand cabas pour fourrer mon gilet et mon barda. Le soir venu, je n’ai plus eu qu’à troquer les sandales pour une paire de talons, le cabas pour un sac plus petit, à ajouter une veste noire, et un collier (en l’occurrence un ras-du-cou, LA pièce un poil exceptionnelle). Verdict : le changement m’avait pris moins de trois minutes, mais j’étais quand même en « tenue de soirée exigée », et surtout je me sentais aussi bien que dans la journée. Aussi moi.

    Donc : choisir le matin des vêtements versatiles qui s’upgradent par quelques simples accessoires, privilégier les belles coupes et les belles matières… et ta-da, on est red carpet ready en deux minutes top chrono !

    Red carpet ready in two minutes sharp? Easy! I did it recently to the Cannes Film Festival just by switching sandals for high heels and big tote for a smaller bag, and by adding a tailored jacket and a huge necklace to my black pants and cashmere t-shirt. It was perfectly ok for the night (even in a sea of tight shimmery sheaths) and it still totally felt like me. 

    L.G.


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  • 07/08/13--00:30: La citation du lundi

  • "Je pense sincèrement qu'Audrey a donné un style à Givenchy. Au fil du temps, ils se sont mis à collaborer, mais je pense qu'elle choisissait ce qu'il y avait de plus Audrey chez Givenchy. Pareil avec mes vêtements. Elle choisissait ceux qui étaient bien pour elle... On pouvait emmener Audrey chez Sears, Roebuck ou Givenchy ou dans un surplus militaire - peu importe, elle essayait quelque chose et on se disait "C'est elle !" Très peu de gens sont capables de ça. Les vêtements ont l'air sublimes ou pas en fonction de qui les porte."

    "I truly feel Audrey gave Givenchy a look. As time went on, they collaborated, but I think she picked what was Audrey out of Givenchy. The same for my clothes. She just picked from them what was right for her... You could take Audrey into Sears, Roebuck or Givenchy or an army surplus store - it didn't matter, she'd put something on and you'd say, 'It's her!' Very few people can do that. Clothes look great or not depending on who's wearing them."

    Ralph Lauren 

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  • 07/09/13--00:30: Le mot : versatile !

  • Il y a tant d’évolutions que Jeanne-Aurore et moi, d’un point de vue vestimentaire, avons vécues, depuis notre boulimie Zara & H&M des années 90… Mais récemment, je me suis aperçue qu’il y avait un mot qui, à l’époque, n’existait pas du tout dans nos conversations, alors qu’il y revient sans cesse aujourd’hui : « versatile ».

    Autrefois, notre Graal, c’était de posséder LE bon pantalon pour le jour et LE bon pantalon pour le soir. LA robe parfaite pour cavaler toute la journée puis LA robe idéale pour se laisser inviter en soirée. Alors que désormais, rien ne nous excite plus que la trouvaille d’une pièce qui se porte à tout moment de la journée et de toutes les manières : le pantalon qui va avec des boots, des sandales comme avec des talons, ou les talons, justement, qui vont pour aller chercher les enfants à l’école tout comme pour un tête-à-tête avec son amoureux… Moins de vêtements mais plus de possibilités : et dire qu’il nous a fallu vingt ans pour en arriver là !

    In the nineties, Jeanne-Aurore and I used to swear by finding “the” right garment: the perfect pants for running all day long and then the perfect pants for a cocktail party. But I’ve noticed that today we only longed for one thing: versatility. We want the pants that are perfect for day AND night - just by switching a few accessories. (And yes, it took us twenty years to come to that.)

    L.G.


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    Je suis en plein mode comédie-romantique-british-des-nineties, par conséquent attendez-vous à ce que ce site prenne les allures de Skyblog dédié à Hugh Grant, ce qui en soi n'est pas vraiment un problème, sauf si vous avez un problème avec Hugh Grant, et là je ne vois vraiment pas quoi faire pour vous, car Hugh, c'est d'la bombe. Oui, j'ai décidé de parler comme si nous étions en 1999 (l'année de sortie de ce film, Laure, la cinéphile de nous deux, appréciera ma tentative d'histoire du 7e art). Donc. "Notting Hill". En réalité, un film dont le sujet n'est pas vraiment Notting Hill, ni les lunettes de Hipster avant l'heure de Hugh Grant (j'ai eu les même, circa 1992,  qui me donnaient l'allure de la fille cachée et assez ingrate de John Lennon), ni même la beauté implacable de Julia Roberts (dès qu'elle n'est pas photoshoppée à mort dans un pub pour crème luttant contre des rides qu'elle n'a même pas). Non, le vrai sujet de "Notting Hill" est le Pouvoir du Casual. Avec majuscules, s'il-vous-plaît. Car, bon, dans la vie, qu'est-ce qu'on veut ? A part un verre de vin rouge un peu décent, des journées ensoleillées (et la paix dans le monde), ce qu'on veut ce sont simplement des vêtements dans lesquels il est possible de vivre sa vie. Par exemple des tee-shirts et pulls assouplis par les années d'usage. Ou une veste chinoise un peu vintage portée avec un jean pour un dîner entre amis. Ou des Birkenstocks pour traîner sur un banc au soleil. Bref, "Notting Hill" parle du bonheur qu'il y a à ne pas sur-intellectualiser son allure, à être capable de rassembler ses cheveux en chignon limite bof grâce à une pince plastique un peu moche sans se dire qu'on est trop cool pour porter une pince en plastique, à ne pas piquer une crise parce qu'on s'est un peu sali la chemise en renversant son Tropicana du matin dessus, et à se concentrer sur les choses vraiment importantes, comme profiter de la vie et tomber amoureux.


    I’m in full 90s British rom-com mode these days, which means the blog will look a bit like Hugh Grant central for a while, which is a good thing, unless you’re not a Hugh fan, which I have no idea how you cannot be. Anyway. Secretly, “Notting Hill” is not at all movie about Notting Hill, or how Hugh Grant wore Hipster prescription glasses before Hipsters were invented, nor even about the gorgeousness of Julia Roberts when she’s not photoshopped to death in some expensive face cream ad. No. In reality, “Notting Hill” is about the Power of Casual. Yes, with capitals. Really, all you want in life apart from a room temperature glass of decent red wine, some nice sunny days (and world peace) are simple, no-fuss clothes, that maybe won’t turn you into a style icon, but that are suited for real life. Like well loved and long worn tees and knits. Or a unique Chinese silk embroidered jacket worn with jeans to have dinner with friends. Or Birkenstocks to lounge on a park bench. It’s really, in short, about not thinking too much about what you have on your back, about being able to wear your hair up in a generic plastic hairclip without thinking you are too cool for it, or not freak out because you massively stained your shirt (which, if your name is Hugh Grant, looks incredibly dashing on you), and just devote your energy to generally enjoying life and falling in love. 

    J.A.C.



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  • 08/05/13--00:30: Vacances... (I)
  • Lauren Bacall

    L'armoire essentielle part en vacances. Nous vous retrouvons en septembre. Bel été, nous avons hâte de vous retrouver !

    L'armoire essentielle is going on holiday. See you back in September. Have a nice summer!

    Jeanne-Aurore & Laure


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  • 08/12/13--00:30: Vacances... (II)
  • Charlotte Rampling


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  • 08/19/13--00:30: Vacances... (III)
  • Elizabeth Taylor


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  • 08/26/13--00:30: Vacances... (IV)
  • Faye Dunaway


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  • 09/09/13--00:34: La citation du lundi


  • "Je m'en souviens très bien, elle a un t-shirt blanc, un jean, des escarpins noirs un peu fifties et, ce qui m'étonne à l'époque, elle est jambes nues dans ses souliers. Elle n'a pas d'argent, elle achète des trucs aux puces, elle sait être belle avec rien."

    Christian Louboutin à propos de sa rencontre au Palace avec Farida Khelfa 
    (tous les deux sont sur la photo du dessus, en 1979)

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    Helena Christensen,
    mon icône de la boho attitude

    C’était cet été, une après-midi, je me baladais dans Paris, et je ne sais pas, je trouvais que quelque chose n’allait pas. Bizarrement, ça a été en regardant une vitrine Sandro que j’ai compris : je portais une robe que j’avais mise chaque été depuis cinq ans avec un plaisir toujours renouvelé, mais qui, cette fois, ne correspondait plus ni à ce que j’étais ni à ce que j’avais envie d’être. Ce n’est évidemment pas que j’étais moche, ni que j’étais ringue, ni que j’étais ridicule ni quoi que ce soit, c’est juste que je ne me sentais plus « moi ». La robe en question était ample, à fleurs, avec cette boho vibe un peu seventies, un peu hippie, un peu Helena Christensen : ce que j’avais si souvent défini comme étant mon look parfait de l’été (voire de l'année). Je l’avais attrapée mécaniquement, comme tous les étés précédents. Sauf que désormais, je n’en avais pas eu conscience, mais j’avais besoin de quelque chose de plus sobre, de plus affûté - quelque chose qui correspondait probablement à mes cinq années de plus... 

    Paradoxe : ma philosophie est celle de vêtements qui durent dans le temps, mais en même temps, je pense qu’il faut updater sa garde-robe régulièrement. Pas tant pour coller à l’époque que pour coller à celle que l’on est à l’instant T (puisque le but de la vie est, en théorie, d’évoluer). Et c’est là que j’ai le plus de difficultés. Car refusant la mode jetable dont on se débarrasse sans états d’âme, j’essaie de ne posséder que des pièces de qualité et que j’aime. Du coup, quand savoir qu’il est temps de les remiser / de les porter au dépôt-vente le plus proche / de les offrir à une amie / de les déposer chez Emmaüs ? Parce que bon, c’est dur d’être sans arrêt à l’affût de qui on est à l’instant T (et plus encore de savoir le traduire en vêtements).

    Je suis rentrée et j’ai fait un tri dans ma penderie, mettant de côté ma robe (et les autres du même genre) dans ma boîte « tenues pour voyager en Asie » (ce n’est pas hypothétique, ça m’arrive très souvent. Et là, je pense que je me sentirai toujours mieux en jupon fleuri qu’en little black dress). Bref : je ne sais pas ce qui devrait précéder en principe, la connaissance de soi, ou le choix du vêtement, peut-être que je fais les choses dans le mauvais sens, mais finalement, mes errances, mes erreurs me permettent de finir par me trouver, par comprendre qui je suis, et ce que j’ai réellement envie de porter. A l’instant T. 

    What do I want to wear NOW? That’s an everyday question that almost every girl asks herself each morning, but that’s also a more philosophical interrogation that goes with “Who am I NOW?” And that’s a problem I found myself confronted to this summer, while I was wearing the same nice flowery dress I had been wearing every summer for five years. Except that suddenly, it didn’t feel right. After a painful afternoon I realized this bohemian hippie style was no longer mine (except for travelling through Asia, where LBD just feels wrong). I guess I had found who I was now, different from five years ago. Sorry: who I was NOW.     

    L.G.

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    A l’époque où Jeanne-Aurore et moi étions très dictatoriales, nous écrivions des serments définitifs du type : « La petite robe noire, l’indispensable de tous les placards ». Mais même si aujourd’hui, la petite robe noire reste un classique, un incontournable, un basique, je pense aussi que des tas de filles ne l’aiment pas, qu’on n’est nullement obligée d’en porter, et encore moins d’en posséder – et que l’on peut très bien vivre en jean (par exemple). 

    Même si personnellement, faites-moi essayer dix robes blanches, bleues, rouges, puis tout d’un coup une robe noire, c’est toujours dans cette dernière que je me sentirai à ma place ! Tout cela pour dire que l’exposition intitulée « Little Black Dress » et présentée au Mona Bismarck American Center (c'est à Paris, près du Trocadéro) jusqu’au 22 septembre me parlait avant-même d’y aller. Elle regroupe une cinquantaine de modèles, sans plus de cérémonies (c’est-à-dire sans explications, sans chronologie, sans classement). La plupart sont récents, une poignée un peu moins. Ils sont signés Chanel (évidemment), Yves Saint Laurent, Givenchy, Alaïa (re-évidemment), mais aussi Comme des Garçons, Prabal Gurung, L’Wren Scott ou Tom Ford. Il y a même un plissé Fortuny de 1907, qui semble d’ailleurs nettement plus actuel qu’une création Chanel à boutons dorés datant de 1990 !

    Les robes ont été choisies par André Leon Talley, l’excentrique collaborateur du Vogue américain, qui, justement, a poussé l’excentricité… jusque dans le choix de glisser ça et là autre chose que des « LBDs » : un manteau gris Prada, ou une jupe rouge Oscar de la Renta. Comme je m’en étonnais, un guide m’a expliqué sur un ton assez hautain (comme si je n’y comprenais vraiment rien) que le commissaire d’exposition (André, donc) avait voulu rendre hommage à ces pièces iconiques, faciles à enfiler, dans la mouvance de la petite robe noire… Je n’ai pas trouvé l’explication convaincante pour deux sous. Peu importe : malgré les incohérences, malgré l’absence totale de mise en perspective, malgré, en fait, un vrai regard de commissaire d’exposition, cette collection de little black dresses se contemple comme une armoire idéale. Une suite d’indispensables – ou pas !  

    The little black dress is eternal… as shown in an exhibition (simply named “Little Black Dress) at the Mona Bismarck American Center in Paris. From Fortuny to Alaïa and from Chanel to Comme des Garçons, Prabal Gurung or L’Wren Scott, it shows fifty models or so, chosen by Andre Leon Talley. As Coco Chanel once said : « Sheherazade is easy, little black dress is difficult »…

    L.G.



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  • 09/16/13--00:30: La citation du lundi

  • A la question "Quelle est selon vous la femme la plus stylée du monde ?" :

    "Probablement une femme irréelle - un personnage joué par Jeanne Moreau dans un film de Louis Malle, Delphine Seyrig dans un film d'Alain Resnais, ou Gena Rowlands dans tous les films de Cassavetes. Et clairement Charlotte Rampling, n'importe où, n'importe quand !"

    Guillaume Henry


    To the question: "Who do you think is the most stylish woman in the world?"

    "Probably an unreal woman - a character played by Jeanne Moreau in a Louis Malle movie, Delphine Seyrig in an Alain Resnais film, or Gena Rowlands in every Cassavetes movie. And definitely Charlotte Rampling, everywhere, anywhere!"

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    L'autre jour, je regardais des enfants faire les fous dans la boue, se salir et salir leurs vêtements de la tête aux pieds et... ne pas s'en soucier plus que ça. Et ça m'a fait me demander, mais quand est-ce la dernière fois où je me suis autorisée cette liberté de ne pas du tout, mais alors pas du tout m'inquiéter de savoir à quoi je ressemble (vous devinez que cette dernière fois est tellement lointaine que je ne m'en rappelle pas) ? Les enfants, enfin ceux que je connais, ne font pas de crise à cause d'une coupe de cheveux ratée ou une tenue mal assortie ou des baskets crados. Ils ne s'inquiètent pas de savoir si leur jean "c'est trop last season" ou si une grosse trace de marqueur en plein sur le nez leur donnera l'air ridicule. A moins qu'il ne soit siglé Flash McQueen, ils se foutent comme de l'an 40 du dernier sac Balanciaga. Ils sont tellement concentrés sur l'instant présent, sur le fait de vivre et d'en profiter au maximum, tout simplement, que leur reste leur est franchement accessoire. Bref, ils sont libres, les bougres. Et le personnage de Renée Zellweger dans "Le journal de Bridget Jones" possède cette même approche très free-style de la fringue. Parce qu'elle se moque éperdument qu'une tenue soit limite pétasse, qu'elle préfèrera toujours le pull à poi-poils rose plutôt que le tailleur gris sérieux et que le mot "brushing" n'a pas l'air de faire partie de son champ sémantique capillaire, Bridget est attachante, et sensuelle, et drôle, et, oui, libre. C'est un peu comme dans la vie, quand on en fait tellement des tonnes qu'on n'arrive pas à séduire le garçon qui nous plaît, et que c'est au contraire le jour où on sera en vieux sweat gris et cheveux bof qu'il va nous remarquer.

    Bridget chiale, et chante, et rigole, et fume, et boit du Chardonnay. Elle rend la petite robe noire marrante, le pull col V cool et rigolo. Elle donne envie de dire merdrrre au "manteau must-have de la saison" des magazines. Avec elle, un costume de Bunny un peu nul et sexiste devient un manifeste punk, un bras d'honneur à la face de toutes ces soirées un peu prout durant lesquelles on se trouve mal attifé. Mais vous savez quoi ? On survit très bien à une tenue ratée. C'est même très bien, de temps en temps, de s'offrir une tenue ratée, une journée ratée, un big dérapage bien ridicule. Ca libère, même ! Et c'est même comme ça qu'on se retrouve avec Hugh et Mister Darcy qui se castagnent pour vos beaux yeux, pas en ayant le super maquillage parfait et la tenue toujours adéquate. Un dernier truc, je me souviens très bien qu'à la sortie du film, tout le monde en avait fait des caisses sur la prise de poids de Renée Zellweger pour ce rôle. Et ça m'a fait bizarre en revoyant le film, car sincèrement, le poids de Renée, ce n'est pas du tout à ça qu'on pense (d'ailleurs sincèrement je ne sais pas pour vous, et sans vouloir se la jouer "la beauté c'est intérieur", mais je pense rarement au poids des gens quand je pense aux critères définissant la séduction d'un individu, d'ailleurs c'est quoi un poids séduisant, un corps séduisant ? où est le critère ? fin de la parenthèse un peu longue...), mais plutôt au fait qu'elle est hilarante et sexy et irrésistible dans ce rôle, et combien on aimerait qu'il y ait plus de Bridget dans les films.

    The other day, as I was watching kids frolicking about in the mud, ruining their clothes and not caring about it, it made me realize that it had been a long time since I had allowed myself this freedom of not caring about how I looked. Kids don't obsess about a bad haircut or a mismatched outfit or stained sneakers. They don't worry that their jeans are "last season" or that a big stain of marker on their face will make them ridiculous. They are so into living the moment that the rest becomes accessory. They are free. Renée Zellweger's character in "Bridget Jones's Diary" possess this same kind of fresh, free-thinking approach to dressing. Because she doesn't give a fig that an outfit may err on the tarty side, favors a pink fluffy sweater over a grey pantsuit as office wear, and seems like she cannot be bothered with blow-drying her hair, Bridget is so loveable, and sensual, and fun, and free. It's like in life, when you never get the boy when you are trying too hard, but it's usually on the day that you are wearing your old grey hoodie and your hair a bit messy that he will notice you.

    Bridget laughs, and cries, and smokes. She makes the little black dress unstuffy, turns the V-neck into something cool and fun. She makes you want to say f*** you to having "the mush-have coat of the season". With her, a sexist Bunny outfit becomes a testament that, well, it's okay to turn up at a stuffy event with the wrong clothes. Life goes on. We should be free to look the way we want. And in the end, this is how you get Hugh and Mr Darcy to fight for you, not by putting on too much makeup and wearing the latest look from the runway. Also, I remember how, when the movie came out, there was all this hullaballoo about how Renée Zellweger "dramatically" gained weight to look like Bridget. But then, re-watching the movie today, all this weight talk seemed pointless and ridiculous, because all I could think of was how hilarious and sexy and irresistible she is in that role and how I wished there were more Bridgets in movies.

    J.A.C.



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