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  • 04/29/13--05:48: La citation du lundi

  • "Vous seriez surpris de savoir à quel point ça coûte 
    cher d'avoir l'air si cheap !"

    "You'd be surprised how much it costs to look this cheap!"

    Dolly Parton


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    La quête de la perfection est fatiguante. Film parfait. Musique parfaite. Vêtement parfait. Nous cherchons tous à nous fabriquer, à travers nos armoires, nos goûts, nos choix, une armure invincible qui projetterait de nous l'image idéale. "Regardez, regardez je n 'ai pas de faille !" Cette recherche sans fin d'un idéal de soi, nous le poursuivons tous, à notre manière. Du nerd et sa filmothèque idéale au kéké à grosse voiture de sport, à l'acheteuse compulsive qui s'endette pour acheter des Louboutin, nous construisons tous nos signes extérieurs de force, pour mieux masquer nos failles et faiblesses. C'est idiot, c'est humain, c'est touchant. C'est quand nous nous laissons aller à avouer que nous sommes cabossés, malgré nos to-do lists, notre jean idéal, nos lunettes de soleil de marque, que la vie peut prendre ses droits.

    "Elizabethtown" (2005) de Cameron Crowe (je choisis délibérément d'ignorer l'épouvantable titre français, "Rencontre à Elizabethtown"), n'est certainement pas un film avec lequel frimer dans les dîners en ville. Ce n'est peut-être même pas un bon film, en tout cas certainement pas un film parfait, qui se retrouvera dans une de ces listes des "100 films qu'il faut avoir vu avant de mourir" (entre parenthèses ces listes m'angoissent énormément, mais c'est une autre histoire). Mais c'est un film qui, -comme le garçon dont on a déclaré qu'il n'était pas son genre et dont on tombe éperdument amoureuse, ou le vêtement bizarre sur le portant et qui nous fait une allure géniale - vous séduit malgré vous. Un peu à la manière dont le personnage de Kirsten Dunst fait peu à peu craquer un Orlando Bloom récalcitrant au gré d'une scène de drague par téléphones interposés absolument fondante. On commence à prendre le film de haut ("quoi, moi aimer un film dans lequel Susan Sarandon fait des claquettes à un enterrement ?"), par prendre les personnages de haut, et puis petit à petit, les défenses tombent, le charme brinquebalant de l'histoire fait son effet, et la garde-robe au minimalisme mal coiffé de Kirsten Dunst, comme composée à la hâte de vêtements piochés sur un canapé, semble soudain le comble de la perfection, justement parce qu'elle n'est pas trop pensée, parce qu'elle est spontanée, comme dans ces moments où la vie vous prend à revers et vous force à jeter tous vos a priori, théories et références par la fenêtre. Le charme c'est ça, un truc décontracté, un truc qui arrive quand on ne le cherche pas, un truc chouette et indispensable. Un truc vraiment désirable, bien plus désirable que la perfection.

    The quest for perfection is exhausting. Perfect movies, clothes, music: we all strive to project this image of ourselves as ideal beings with the best of tastes and silhouette and life. Through our clothes and choices and playlists, we want the world to believe that we have it all together, that there is nothing wrong with us. "Look, look, I'm not a failure!" This endless search for our perfect self, we all, in a way, conduct it. From the nerd building his perfect collection of Criterion DVD, to the yuppie and his big sports car to the shopping addict getting in debt to get her Louboutins, we all try and build our little exteriors signs of strength, so to better mask our moments of doubts and failure. It's stupid, it's human, it's endearing and touching. It's when we let go of the to-do lists, the perfectly fitting jeans and designers shades, that life can actually happen and be fun, interesting and surprising.

    So "Elizabethtown" (2005) is not one of those perfect movies that makes you look cool for liking it. It's not perfect, it may not even be good, but just like the guy about whom you said that "he was not my type" and ends up being the love of your life, or the dress that looks weird on the hanger and gives you great style once it sits on your body, it grows on you, and ends up touching you in unexpected ways. A bit in the manner that Kirsten Dunst wins over a very reluctant Orlando Bloom via a sweet as hell telephone conversation. You start looking down at this movie, all high and mighty, thinking, there is no way in hell that I'm going to like a movie that has (spoiler alert) Susan Sarandon tap dancing at a funeral. But then, you let go, you let the movie and the character's imperfect charm win you over, and suddenly Kirsten Dunst's haphazard wardrobe, that seems assembled from stuff found on her couch, seems like the epitome of perfection, specifically because it's spontaneous and un-intellectualized, just like love and life should be, just like those moments when you throw out all your beliefs, and theories and ideal playlists out of the window. Which is what I feel like doing right now.

    J.A.C.




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  • 05/06/13--07:35: La citation du lundi

  • "Je suis incapable de porter quoi que ce soit de trop classieux."

    "I can't wear anything too high-styled."

    Doris Day

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  • 05/07/13--04:51: Fluide nineties

  • Jeanne-Aurore et moi sommes toutes les deux très nostalgiques du minimalisme des années 90. Je me souviens des robes monochromes en jersey très fluides qui glissaient sur la silhouette, ou des longues jupes en corolle. Hélas, je n’arrive plus trop à porter ce style, j’adore, mais je me sens trop étiquetée « nineties »... Quoi qu’il en soit, j’ai retrouvé cet esprit sur deux modèles exposés au Fashion Institute of Technology à New York, grande école de mode qui a son propre musée, et présentait récemment une expo intitulée « Fashion and technology » (on y voyait comment les avancées technologiques - nouvelles machines, nouveaux matériaux, nouvelles techniques - ont pu influencer la création). Celui de gauche est signé Bonnie August, il date des années 70, mais sa simplicité longiligne vaudra encore deux décennies plus tard. Celui de droite, créé en 1987, est pile dans son temps, ces mélanges de crêpe et de Lycra ayant été vus sur toutes les stars d’Hollywood. Et même dans ma garde-robe à moi de l’époque !

    Jeanne-Aurore and I are both very nostalgic of the nineties minimalism (even though I have a hard time today to keep wearing those long jersey dresses that felt beautifully to the ankle...) This style was reminded to me through two models while I was visiting an exhibition called “Fashion and technology” at the Fashion Institute of Technology in New York. The one on the left is from Bonnie August, it’s from the seventies, but its simplicity was still relevant two decades later. The one on the right was created in 1987 and is a perfect illustration of its times, as this crêpe and Lycra mix has been seen on all the Hollywood stars... and even in my own wardrobe from this period!

    L.G.
     




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  • 05/09/13--00:30: Upside Down et double sens




  • Pour rebondir sur Kirsten Dunst, dont Jeanne-Aurore a parlé à propos de "Rencontres à Elizabethtown", elle est actuellement à l’affiche de "Upside Down", SF ambitieuse et pas super réussie, mais dans laquelle elle est ravissante, et ravive une question que je me pose souvent : dans quelle mesure l’acteur influe-t-il sur les costumes de son personnage ? Parce qu’avec ses grands chandails en laine, ses robes du soir simplissimes ou ce combo jean slim + blouse en dentelle, on la croirait droit sortie de sa propre vie. (En réponse à ma propre question, je dirais qu’il y a plusieurs éléments, que cela a d’abord à voir avec le choix du projet et du réal’, qui impliquent un univers particulier dans lequel l’acteur se sent en phase ou pas, que cela a à voir aussi avec la collaboration avec le costumier, dans laquelle certains comédiens s’investissent et d’autres pas du tout...) J’aime bien que le style d’une actrice soit recyclable dans la vie comme à l’écran : c’est vraiment tout le concept de l’armoire essentielle !

    Jeanne-Aurore was talking about Kirsten Dunst the other day, and I’d like to add that she’s also charming in the ambitious but not-so-great science-fiction movie “Upside Down”. In this movie she also brings back a question that I often ask myself: to which extend an actor influences the costumes of its character? Cause with her oversize wooly cardigans, her disarming simple nightgowns or this combo of slim jeans + lacy blouse, she looks like she’s stepping out of her own life. And I like that, that an actress’ style can be reusable in life as well as in movies: that touches the very core of the essential wardrobe concept!

    L.G.

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  • 05/13/13--00:23: La citation du lundi

  • " Je déteste tout ce qui est excessif. Ça me perturbe. J'étais plus heureuse quand je ne possédais que deux robes, noires toutes les deux."


    "I dislike anything excessive. It confuses me. I was happier when I had two dresses, both black."

    Lucille Ball

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  • 05/14/13--00:39: Casse-tête


  • Liste de ce que je redoute quand je m’habille et qui fait que je me prends bêtement la tête pour choisir mes vêtements :



    - ne pas me sentir moi

    - avoir mal aux pieds dans des talons les jours où j’ai beaucoup de marche à faire

    - me sentir naine si je ne porte pas de talons

    - avoir froid

    - transpirer dans un haut de couleur claire

    - porter un slim alors que je passe la journée assise (= mal aux cuisses)

    - avoir un no-look

    - être trop apprêtée

    - avoir l’air coincée

    - ne pas avoir l’air rock n’ roll du tout, donc

    - avoir l’air trop rock n’ roll, ce qui ne me correspond pas non plus

    - ne pas être sexy pour deux sous

    - avoir l’air de la fille qui veut être sexy à tout prix

    - porter un vêtement dont je n’ai pas réellement envie simplement parce que je ne l’ai pas mis depuis mathusalem et que je me sens obligée

    - trying too hard


    L.G.


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    Aujourd'hui, Laure et moi avons le plaisir de vous annoncer les gagnantes de notre concours, qui recevrons notre livre "Ma to-do list : dressing." 

    Merci de vos nombreuses participations et réponses, nous avons énormément aimé lire vos définitions d'une armoire essentielle (et avons eu beaucoup de mal à faire notre choix), une telle diversité prouve bien que c'est avant tout à chacun de se façonner sa propre armoire essentielle.

    Voici les 5 réponses gagnantes, celles qui nous ont le plus touchées, surprises ou fait sourire  : merci à leur auteur de nous envoyer un mail à l'adresse armoireessentielle@gmail.com afin de nous communiquer leur adresse postale pour l'envoi du livre.


    • Morgane Tendance
    "Mon armoire essentielle est mon dressing actuel, que j'ai façonné pièce après pièce. L'armoire essentielle est harmonieuse, tout va avec tout, les jeux d'association sont infinis, les couleurs se répondent, les coupes sont classiques.Je sais désormais ce qui me va, et les tendances qui ne passeront jamais par mon dressing.Je n'hésite pas à faire souvent le tri pour que l'ensemble me corresponde.
    L'armoire essentielle c'est pour moi de préparer une valise en moins de 15 minutes, que tout soit ordonné, prêt à porter au sens premier du terme.
    L'armoire essentielle c'est la combinaison de pièces clés : la parfaite petite robe noire manches 3/4 pour un dîner, la veste de tailleur bleu roi que j'enfile pour gagner en assurance pour un entretien, mes escarpins bride Marie-Jeanne qui me font tricher de 9 cm, le jean brut parfait que je porte le week end ...
    L'armoire essentielle c'est aussi ma malle aux souvenirs : ma robe de mariée, les lunettes en écaille de ma grand-mère, la pochette vintage Dior de ma mère, mon t-shirt de fan de rock, mes souliers dorés offerts par ma meilleure amie à Noël ...
    Mon armoire essentielle c'est une attention presque quotidienne ..
    ."

    • Bienaimée.biz
    "Mon armoire essentielle ? Celle de Carolyn Bessette Kennedy, celle de Julie Christie, celle de Jacqueline Delubac, celle d'Aerin Lauder, celle de Talitha Getty, celle de Oonagh Guinness, celle d'Oona O'Neil ... rien à voir hélas avec mon dressing Ikea bourré de vêtements fadasses ..."

    • Emilie
    "Une armoire essentielle est une armoire réfléchie qui nous reflète, nous correspond. Sur laquelle le temps n'a pas d'emprise et ou chaque pièce nous semble irremplaçable. Elle est propre à chaque personne car pour que cette armoire soit essentielle il faut qu'il y ai un peu de notre âme dans celle-ci."

    • VP
    "Mon armoire essentielle ressemblerait à une malle qu'un gentleman aurait conçue avant de partir en voyage : il n'y aurait que de beaux vêtements un peu usés, rien en double, un seul manteau, des chaussures confortables et élégantes, un bijou simple et précieux, un foulard en soie et un chapeau de paille."

    • Polychromik
    "Moi mon dressing idéal se compose de 4 pièces:
    - Collant Opaque (pas besoin de s'épiler & plus résistant que les autres & cache misère )
    - Jupe à la taille élastique longueur juste au-dessus des genoux (confortable, facile, féminine, ne se laisse pas avoir par les vas-et-vient du poids)
    - Top en coton manche 3/4 encolure ronde semi-profonde (facile & féminin )
    - large ceinture (pour cacher l’élastique des jupes & marquer la taille)
    Je décline ces 4 pièces dans divers coloris/imprimé/texture et voilà! J'ai une tenue pour toutes les occasions!"


    J.A.C. & L.G. 


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  • 05/16/13--00:41: Futile

  • Jeanne-Aurore et moi nous posons beaucoup de questions sur notre look. Trop, sûrement. Combien de fois je me suis sentie ridicule en voulant démarrer un post sur ce blog et en me disant : non mais ça va pas ma pauvre fille, si ton vrai souci dans la vie, c’est de ne pas savoir comment t’habiller, tu as réellement un problème. Quelque part, je trouve que cette profusion de blogs de mode et autres guides de style est l’une des aberrations de notre époque, un peu comme de tenir un carnet de régime alors que la moitié de la planète crève de faim. Et en même temps, je suis persuadée que le style n’est que l’expression d’une identité, la photographie de qui on est à un moment donné, de comment on se sent (pas toujours bien...), et que nos questions de looks, aussi bêtes, aussi futiles semblent-elles, ne sont que la partie émergée  d’interrogations plus profondes sur la vie. D’ailleurs, quand le bilan des morts dans l’effondrement d’un immeuble d’ouvriers du textile au Bangladesh atteint des proportions affolantes, que le Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus alerte qu'avec 40 dollars par mois, les ouvrières du textile bangladaises sont payées comme des esclaves : réfléchir à la pertinence d’une petite robe fleurie ou d’un pull bleu marine est aussi une manière de réfléchir au monde, non ?  

    L.G.


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  • 05/20/13--01:01: La citation du lundi

  • "Au début du film, il y a une scène où je m'enfuis de l'hôtel, j'ai un jean, une chemise blanche et un trench Burberry, intemporel... Je trouve ça fantastique, pourquoi on se casse la tête, hein ?"

    Catherine Deneuve à propos du "Sauvage" (1975) où elle jouait aux côtés d'Yves Montand

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  • 05/21/13--00:30: Festival de trenchs






  • Au moment du Festival de Cannes fleurissent systématiquement tout un tas de séries mode et cinéma dans les magazines. J'adore celle-ci, inspirée des impers de légende, parue dans "Elle", au début des années 90...

    L.G.

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  • 05/21/13--22:00: Détox d'icônes
  • Chasse aux icônes : le paparazzo star Ron Galella traquant Jackie Onasis sur les trottoirs de New York.
    Hunting for icons: star paparazzo Ron Galella chasing Jackie Onasis on the NY sidewalk.

    Si j’ai été un peu moins présente sur notre blog depuis quelques semaines, c’est que j’étais en pleine détox. Une détox d’icônes. Je m’explique. Comme beaucoup de femmes de ma génération, j’ai grandi et j’ai construit mon image de la féminité au travers d’idoles. Enfant, j’ai eu ma phase Scarlett O’Hara (« Taratata, Mélanie ! »), et des cahiers entiers remplis d’images de Vivien Leigh dans sa robe en rideaux. Puis il y a eu la phase Marilyn (j’avais un pouf en métal à son effigie, le comble du chic, trouvai-je, dans la fabrication de mon moi de pré-adolescente). Après l’obligatoire période Madonna et son corollaire, le poster « True Blue » placardé au dessus du lit et mon obsession durant l’année de 3ème pour Denise Huxtable dans la sitcom « Campus Show » (achat d’un chapeau melon ridicule pour tenter de ressembler à la sublime Lisa Bonet) ont suivi une cohorte d’idoles, éphémères ou non. J’ai eu mon obsession Audrey Hepburn, ma durable fascination pour Carolyn Bessette Kennedy, mes engouements pour Jackie O, Sofia Coppola, la Gwyneth des nineties ou encore l’incontournable  Diane Keaton. Sans parler de tous ces hommes à l’image si magnétique, de Steve McQueen à James Dean.

    Durant des années, j’ai compilé les images, rempli d’innombrables moodboards, cahiers et classeurs d’inspiration. Avec l’arrivée d’Internet, c’est un champ des possibles étourdissant qui s’est offert à moi. Alors, je me suis gavée. De Tumblr. De forums. De recherches Google Images. Des icônes, encore des icônes, comme une boulimie incontrôlable. D’autant plus que mon métier m’encourageait à cette débauche d’idoles. Avec Laure, nous avons toujours adoré illustrer nos propos de références à telle actrice au style impeccable, telle rédactrice mythique. Et dans mon autre vie de rédactrice spécialisée dans les tendances émergentes, je suis toujours en quête de femmes de style, toujours à l’affût de profils, toujours avide d’images.

    Mais récemment, la machine a craqué. Le disque dur a explosé. Je n’en pouvais tout simplement plus. Plus possible de passer ma vie à regarder et imiter des images. Plus envie d’avaler des silhouettes de papier glacé. Car à ce jeu, on finit par en oublier de se regarder soi. On oublie que dernière l’iconographie, il y a la vie, et que celle-ci n’est pas toujours rose. Steve McQueen, si chic dans ses desert boots, n’a pas toujours été un chic type pour les femmes de sa vie. Jackie O. ? lui enviai-je vraiment son destin bousculé, ses amours calculés ? Ai-je vraiment envie de la silhouette, si frêle qu’on pourrait la briser d’un geste, d’une Audrey Hepburn ? Mon désir est-il vraiment d’être aussi sage et parfaite qu’une image ? La réponse est « non ».

    Alors, j’ai tout jeté. Tous mes classeurs. Tous mes moodboards. J’ai annulé mon compte Pinterest. Donné et revendu tous ces livres consacrés à Audrey, Marilyn, Jackie et les autres. Sur mon ordinateur, j’ai effacé des milliers d’images. Ca m’a fait bizarre, d’ailleurs, et j’ai eu du mal à faire glisser les icônes de dossier sur la petite poubelle stylisée, et il m’a fallu plusieurs semaines pour arriver à le faire totalement.

    Mais je l’ai fait et, oui, c’est bizarre, mais je me sentais plus légère et heureuse ensuite. Comme libérée. Comme s’il y avait enfin de la place pour de nouvelles idées, de nouvelles inspirations, de nouvelles envies, et, surtout, de la place pour moi. Un grand ménage salvateur, que vous trouverez peut-être bien bizarre, mais qui me donne la sensation de m’être offert un nouveau départ.

    If I've gone a bit AWOL on the blog recently it's because I was undergoing a massive icons detox. A what? I hear you (understandably) asking. Well. I think that just like many women of my generation I built my identity and my femininity through idols. As a kid and young teenager, I had my Scarlet O'Hara phase, then my Marilyn infatuation, then the obligatory Madonna hysteria, all complete with posters plastered on the walls of my bedroom and countless notebooks filled with images. As I grew older, I collected more icons, more images, more inspiration, ephemeral or not. Carolyn Bessette Kennedy, Jackie O, Audrey Hepburn, Sofia Coppola, 90s Gwyneth, all took a turn at filing my psyche with ideas and example of perfection.

    With the arrival of the Internet, the adoration turned into obsession as I gorged myself of Tumblr images, Google Image search and filled so many inspiration folders with torn pages of magazines. I was binging. I was insatiable. I was filling myself to the brim with icons.

    And then, something broke, something gave. I just became tired. Sick and full in my stomach of eating up so many perfection, so many images. I became fed up. Fed up with images, fed up with forgetting that behind the ideal pictures lies a not so pretty reality. Did I really want the sad, tragic life of Jackie O? The rail thin silhouette of Audrey Hepburn? Truth is, I don't. 

    So I took a drastic step. I went cold turkey. I threw it all away. The inspiration folders and notebooks. The star style books. The thousand of images on my computer. I stopped visiting street style sites. I deleted my Pinterest account. In doing it, I felt like a true addict. It hurt a little to let it all go. Hell, no, let's be honest, it hurt a lot. But I had to do it.

    So now, my computer is empty, my bookshelves too. Weird, you may think. Whatever. I don't care. I feel light. I feel happy. Happpier. Like there's finally room to look at me instead of looking at others, envying their lives, their looks, their wardrobes. Finally room to have fun and allow for some imperfection.

    J.A.C.

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  • 05/23/13--00:30: Paris revisited

  • Il y a quelques années, Jeanne-Aurore et moi avons publié "Le Paris des paresseuses", un guide de la capitale qui a très bien marché, mais qui a fait son temps et était devenu obsolète : certaines adresses avaient disparu, d’autres avaient émergé, et étaient devenues incontournables.


    Il vient d’être réédité dans une version corrigée par nos soins : une version actualisée par rapport à l’actu de la capitale proprement dite… mais une version, aussi, que nous avons essayé de rendre plus proche de celles que nous étions devenues. Ce qui nous a conduit à entièrement refondre le chapitre mode ! On ne se reconnaissait plus du tout dans ces recommandations d’il y a sept ou huit ans, avec ces petites griffes devenues des mini-empires ou ces labels aussi inutiles qu’éphémères.


    Juste pour le plaisir, Jeanne-Aurore et moi avons eu envie de reproduire l’une des rubriques de ce chapitre, intitulée « Les basiques des Parisiennes », mais sachez qu’il y en a d’autres tout aussi instructives, comme « 3 adresses fétiches pour trouver le jean parfait » ou « 7 adresses pour des pièces qui durent » !



    Les basiques des Parisiennes


    · Le t-shirt Majestic(www.majesticfilatures.com / 7, rue des Francs-Bourgeois – 4e / M° Saint-Paul) Chaque époque a son t-shirt avec sa marque, sa coupe, son tissu, et la nôtre est aux modèles très loose en maille fine. D’où le succès de cette griffe hyper qualitative qui, l’été, tricote le coton et le lin sur ses débardeurs, et l’hiver, mélange coton et cachemire sur ses sweats. Le résultat est ce mélange de coolitude et de raffinement très parisien.


    · Le pull Zadig & Voltaire (www.zadig-et-voltaire.com / 9, rue Montmartre – 1 / M° Etienne Marcel) Pas un placard dans la capitale sans une petite maille de ce temple du rock’n’ chic, qui fabrique à chaque saison de nouveaux hits avec ses sacs, ses redingotes ou ses bottes, tout en continuant de produire des petits pulls parfaits du matin jusqu’au creux de la night : en laine ou en cachemire, bien ajusté ou oversize, dans des teintes sombres ou pastel... 


    · La chemise Thomsen(www.thomsen-paris.com / 98, rue de Turenne – 3 / M° Filles du Calvaire) Le masculin-féminin est l’une des marottes de la Parisienne, grande consommatrice de chemises un peu amples. D’où la renommée de cette griffe qui s’en est fait une spécialité et les décline en rayures, en fleurs ou en pois pour tous les styles : romantique, garçonne, hippie, minimaliste...


    · La robe Vanessa Bruno (www.vanessabruno.com / 25, rue Saint-Sulpice – 6e / M° Saint-Sulpice) L’armoire idéale que cette styliste discrètement branchée concocte à chaque saison comprend toujours pile les robes que l’on cherche : celles qui sont à la fois féminines, créatives et faciles à porter, avec lesquelles on peut aller travailler, luncher, goûter, danser. Et on peut même les accessoiriser du légendaire cabas pailleté qui a lancé la marque à la fin des années 90.


    · Le pantalon Stella McCartney (www.stellamccartney.com / 114-121, Galerie de Valois – 1er / M° Palais Royal-Musée du Louvre) C’est un investissement, mais un investissement payant puisqu’on peut le porter de toutes les manières possibles, avec des talons comme avec des baskets, avec une blouse sophistiquée comme avec un vieux t-shirt. Et puis... parce qu’il fait les plus belles fesses du tout Paris : la créatrice anglaise est (aussi) reconnue pour ça ! 


    · Les boots Isabel Marant (www.isabelmarant.tm.fr / 1 rue Jacob – 6e / M° Odéon) La créatrice a imposé son inspiration ethnique à base de blouses folklo, vestes patchwork et robes brodées dans toutes les rues, mais pour fouler le bitume, rien de mieux que ses intemporels boots « Dicker », à hauteur cheville, mini-talon et en daim, mélange d’esprit rock sixties et de cow-girl attitude. Ils vont idéalement avec ses pantalons cigarette et décalent parfaitement une robe légère.


    · Les sandales K Jacques (www.kjacques.fr / 16, rue Pavée – 4e /  M° Saint-Paul) L’été, ces basiques made in Saint-Tropez, fabriqués à la main, font affleurer la plage sous les pavés. Le choix des modèles, et surtout des détails, est innombrable, la sandale classique, le nu-pieds ou la spartiate pouvant être personnalisés en vernis rose fluo, en zèbre... Même si cuir naturel ou le noir restent en tête.


    · La besace Upla (www.upla.fr / 5 rue Saint Benoît – 6e / M° Saint-Germain-des-Prés) En cuir ou en toile, toute pleine de poches et à porter en bandoulière, la « besace du pêcheur » existe dans toutes les couleurs, toujours résolument pratique pour sillonner la ville du matin au soir. Car elle va aussi bien avec une petite robe qu’avec une grosse parka. 


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  • 05/26/13--22:00: La citation du lundi


  • "Je faisais fabriquer mes chaussures par le même chausseur que Gary Cooper et Humphrey Bogart. Je changeais de paire trois fois par jour. Aujourd'hui je porte des Birkenstock."

    "I used to have my shoes made by Gary Cooper and Humphrey Bogart's shoemaker. I would change pairs three times a day. Nowadays I wear Birkenstocks."

    Terence Stamp



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    La capsule wardrobe selon Margaret Howell, créatrice plébiscitée par Jeanne-Aurore


    Expérience absolument thrilling récemment : Jeanne-Aurore, après un tri drastique, m’a invitée à venir shopper dans sa garde-robe, ce qui s’est avéré une expérience plus que géniale, étant donné son amour des belles pièces, des belles coupes et des belles matières (et étant donné aussi sa gentillesse, sa générosité, sa patience, et surtout son enthousiasme d’amie véritable qui faisait que, quand quelque chose m’allait, elle était aussi heureuse que si ça lui allait à elle... Merci merci Jeanne-Aurore, merci, même si je te l'ai déjà dit mille fois !) 

    Donc, je suis repartie de chez elle avec un grand sac de vêtements, choisis sans planification aucune, sans calculs, simplement au coup de cœur, au hasard de ce dont elle se séparait et de ce qui m’allait. Et puis une fois chez moi… je me suis aperçue que, étrangement, c’était ça, la capsule wardrobe idéale, celle que l’on cherche à se construire pendant des années, celle que l’on réfléchit, que l’on murit, celle pour laquelle on fait des repérages en boutique. Elle était là, devant moi, petit miracle qui m’a appris finalement que le hasard fait bien les choses et que, comme Jeanne-Aurore l’avait elle-même écrit dans Ma to-do list Dressing, il existe une sorte de destinée vestimentaire (si si !) qui veut que bonnes pièces arrivent à nous, y compris au moment où on ne les attend pas.     

    Et comme je devais justement partir trois jours plus tard rejoindre mon homme au festival de Cannes… plutôt que de me creuser la tête, comme chaque année, à planifier minutieusement ma valise, à compter le nombre d’or des pantalons, des t-shirts et du reste, j’ai décidé d’attraper ma capsule wardrobe telle qu’elle était, telle qu’elle s’était constituée malgré moi. Par exemple : une seule jupe, parce qu’il n’y en avait qu’une, quand bien même je suis une fille à jupe… Et ça a été parfait. 

    Car ces vêtements que je ne connaissais pas (je les mettais pour la première fois) mais qui me ressemblaient (je les avais sélectionnés avec soin), je les ai regardés d’un œil neuf. Ils m’ont inspirée des associations pour tous les moments de la journée, comme ce pantalon de smoking noir étroit, porté le matin avec un gilet et des sandales plates, puis le soir avec un blazer et des escarpins à bouts pointus. J’ai redécouvert le charme de ne pas trop avoir, de faire avec, de ne pas avoir tout prévu à l’avance, et de devoir improviser le matin. Mais sans non plus trop me creuser la tête puisque, comme dans toute bonne capsule wardrobe qui se respecte, tout est cohérent et tout va en théorie avec tout.

    Oh, au fait, les bases de cette capsule wardrobe ? Je vous les donne, mais elles sont réellement le fruit du hasard :

    Un jean slim
    Un jean droit
    Un jean blanc
    Un pantalon de smoking étroit
    Une marinière à manches longues
    Une marinière débardeur
    Une chemise blanche
    Deux sweat-shirts un peu amples mais pas trop non plus 
    Un t-shirt noir à manches longues 
    Un gilet oversize 
    Un long jupon en soie 
    Une grande écharpe en coton

    Pile la liste à suivre vaguement (sans trop compter ! laissons parler le hasard…) pour mes prochains voyages.

    L.G.

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  • 05/30/13--00:30: Airplane !


  • Les basiques à avoir : voilà bien une question lancinante pour beaucoup d’entre nous. Il y a quelques temps, j’ai lu dans Elle une interview de Christina Innamorato, directrice artistique de Bonpoint et créatrice de la marque Innamorato, qui racontait que son basique pour prendre l’avion était… une combinaison-pantalon. Cela m’a beaucoup étonnée car moi-même, je me demande souvent quelle est la tenue idéale pour l’avion, et que franchement, la combinaison-pantalon… c’est un peu ce que j’imagine de moins pratique pour se rendre dans des toilettes étroites à quelques milliers de mètres d’altitude, non ?

    En même temps, je me suis dit : moi, mon basique pour l’avion, c’est… une jupe en cuir. Pas une minijupe serrée rikiki, n’exagérons pas : la longueur est décente, la forme trapèze, mais bon, une jupe en cuir quand même. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en voyageant avec des enfants, j’ai appris que c’était le vêtement le plus pratique en cas de crachat de bébé, jet de nourriture et autres surprises dégoulinantes qui, du coup, se nettoient d’un coup d’éponge. Pourtant, la jupe en cuir est rarement recommandée comme étant le parfait basique pour l’avion. Je sais d’ailleurs que beaucoup préconisent le legging super confortable sur les vols long-courriers, sauf que pour moi, porter une jupe, par opposition à un pantalon, me permet de mettre ou d’enlever facilement mon indispensable collant de contention. Intéressant, lorsque je décolle d’un endroit où il fait 30 degrés pour atterrir dans un autre où il en fait 20 de moins (ou l’inverse)… 

    Moralité, pour revenir à Christina Innamorato et à sa combinaison-pantalon : un bon basique, c’est finalement subjectif, c’est ce dont j’ai besoin, moi, et qui me semble pratique, à moi. Et peu importe si le reste de la planète me juge folle.

    L.G.

    Les basiques de l'avion selon... Marlene Dietrich

    Audrey Hepburn

    Grace Kelly

    Natalie Wood


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  • 06/07/13--02:13: Come As You Are



  • Il y a quelques mois, j’ai dû me résoudre à une « détox maquillage » à la suite d’une sévère intolérance cutanée et ai ainsi passé une partie de l’hiver absolument sans maquillage. Au début, c’était une absolue nécessité, et puis au fil des semaines j’ai eu aussi envie de prolonger l’expérience à mesure que je commençais à me poser plein de questions sur le maquillage. Pourquoi en mettre ? Pourquoi cela me semblait-il si dur de vivre sans blush ni mascara (mon fils et mon mari n’en mettent pas, enfin que je sache, et je les trouve quand même très beaux) ? Pourquoi avais-je l’impression de transgresser un énorme tabou en me présentant à des rendez-vous professionnel sans la moindre trace de fond de teint ? Je n’ai pas trouvé les réponses à toutes ces questions. Mais j’ai réussi à savoir quelle était, moi, ma position sur le maquillage, tandis que l’absence de poudre et mascara laissait ressurgir de joyeux souvenirs de mon premier trait d’eyeliner de collégienne (je me sentais tellement punk !) ou d’autres réminiscences, moins heureuses, de couches de maquillage utilisées, plus tard dans la vie, pour masquer toutes sortes d’insécurités sur mon apparence. Aujourd’hui, voilà où j’en suis : si le maquillage reste dans son rôle d’accessoire ludique, d’expression de soi drôle et décomplexée, je vote pour. S’il devient une obligation, un outil de plus pour faire croire aux femmes qu’elles ne sont pas assez bien comme elle sont, alors, oui, j’ai des objections. Pour ma part, j’en porte certains jours et d’autres non, au gré de mon humeur et ma propre fantaisie.


    Durant ma détox, j’ai eu aussi le temps de me rendre compte que j’utilisais de toute façon bien trop de produits (d’où, bien sûr, la fameuse allergie) et me suis livrée à un grand nettoyage. Aujourd'hui, ma trousse de maquillage (une pochette donnée dans l'avion, recyclée) : 1 soin teinté minéral, 1 poudre (j'adore son flaconnage astucieux combinant la poudre libre et le pinceau, rechargeable), 1 mascara haute tolérance, 1 stick blush + lèvres (idem, j'aime ce flaconnage facile à vivre et le double fonctionnalité), 1 miroir (rangé dans sa petite pochette, qui à l'origine contenait un bracelet), 1 pince à épiler (achetée il y a au moins 10 ans à Londres : encore une fois, l'importance des produits de qualité qui durent), 1 brosse à sourcils (une ancienne brosse de mascara nettoyée : encore une fois, mon mot d'ordre est le recyclage), 1 baume à lèvres. Et voilà, c'est tout, et c'est déjà beaucoup.

    P.S. : Juste comme je m'apprête à mettre ce post en ligne, je vois que Timaiévoque le même sujet sur son blog consacré à la beauté. J'aimerais beaucoup savoir quel est votre propre rapport au maquillage, si vous utilisez beaucoup de produits ou avez au contraire adopté une approche minimaliste ? Avez-vous déjà tenté une "détox maquillage" ?


    A few months ago, I went on a makeup detox, following severe skin allergies, and spent most of winter makeup-less. It all started out of necessity (my skin was intolerant to anything except the most basic hydrating cream), but quickly it had me questioning the why of makeup. Why did I wear it? Why did I miss wearing mascara and blush? Why did I feel like I was transgressing social codes when I showed up bare faced to work meetings? I was not able to  form all the answers to all these questions. But I made up (no pun intended) my own mind about makeup, as the lack of foundation and mascara let suddenly place for forgotten happy memories about wearing eyeliner for the first time to school (I felt so punk) to the sad reminiscence of makeup used, later on in life, to hide all sorts of insecurities about myself. So now, my stance is this : if makeup is a form of fun self-expression, it’s okay. If it’s an obligation, a tool to make women think they are not « enough » as they are, then I feel it’s less okay. So sometimes I wear some, sometimes I don’t. The only thing I let dictate whether I wear makeup or not is my mood and whimsy.

    Also, during all those months of makeup detox, I had time to think about all the stuff I put on my face , decided there was too much of it and drastically cleared my  products. My makeup bag (a repurposed airline pouch) has been downsized to: 1 tinted gel, 1 powder, 1 multipurpose cheek/lips stick, 1 high tolerance mascara, 1 lip balm, 1 tweezer (10 years old- good investment), 1 eyebrow brush (a repurposed mascara brush), 1 mirror (in a repurposed pouch). And that's it, and it's already a lot. What about you? I'd love to hear about your own perception of makeup. Do you wear it? shun it? have you already experienced a makeup detox?


    J.A.C.



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  • 06/10/13--00:30: La citation du lundi

  • "Il y a quelque chose de triste à voir s'empiler les vêtements dans ces malles, qui renvoient quelque peu à des tombes. Ils ont besoin de revivre."

    Suzy Menkes, à propos de la vente aux enchères de sa garde-robe chez Christie's


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  • 06/11/13--02:52: Moving on
  • "Rosemary's Baby", le film de déménagement ultime (le mien se passe mieux, je précise)

    Je tiens à m’excuser auprès de nos lecteurs (et notamment auprès de notre première lectrice : notre chère éditrice, Fabienne !) pour poster aussi peu en ce moment… Mais je suis en plein déménagement et je songe plus salle de bain ou canapé que jupe ou pantalon… Cela dit, j’en tire pas mal d’enseignements en termes d’armoire essentielle qui m’inspireront très prochainement (exemple : qu’il faut toujours malgré tout garder un vieux jean et un vieux pull au cas où !)


    L.G.


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  • 06/12/13--03:02: Une robe, vraiment ?



  • Il y a quelques années, j'ai arrêté de porter des robes. C'était trop chichi, trop fille pour moi, avais-je décidé, m'auto-proclamant dans la foulée tomboy (ça fait plus chic que garçon manqué). Donnez-moi des jeans, des pantalons ! Pas de robes pour moi, non merci les gars. Même ma robe de mariée n'en était pas une, mais un top en soie porté avec une longue jupe assortie. La petite robe noire que Laure et moi listions dans les essentiels à avoir dans son armoire idéale ? Ha, ha, même pas mal, je n'en possédais pas un seul modèle. Les robes étaient persona non grata de mon placard.

    Et puis récemment, j'ai eu envie de quelque chose de facile à enfiler le matin, sans avoir à coordonner un haut et un bas : pouf ! je suis habillée. Eh oui, c'était la vengeance de la robe, qui avait patiemment attendu que mon snobisme me revienne dans la figure : j'avais envie d'elle à nouveau. Sauf qu'après des années de pantalons, chinos, jeans et consorts, me remettre à la robe n'est pas chose aisée. Telle Boucle d'Or, aucune robe ne trouve grâce à mes yeux et est soit trop fillette, trop dame, trop habillée, trop casual, trop couvrante, ou trop sexy.

    Mais l'autre jour, j'assistais à l'anniversaire d'une amie où j'ai fait connaissance de sa soeur, enceinte. Qui, superbe de chic et de confort, avait habillé son ventre arrondi d'une longue robe débardeur marine Pleats Please Issey Miyake. Une robe ni trop fillette, ni trop dame, ni trop habillée, ni trop casual, ni trop couvrante, ni trop sexy. Une robe parfaite. Il y a donc de l'espoir. Je trouverai peut-être la robe de mes rêves. Ou je me la fabriquerai. Mon fils s'est fait un très joli chapeau d'un legging l'autre jour, après tout.

    A few years ago, I gave up dresses. They felt too frilly, too feminine. I was a tomboy! I wanted jeans! pants! No dresses for me, no Siree. Even my wedding dress wasn't a dress but a silk top worn with a matching skirt. The little black dress that Laure and I would list as a staple in our books? I didn't even own one. I would scoff at dresses. "Ha! I don't need you, dresses! You'll never set foot into my closet."

    Then, recently, I longed for something easy that you would put on in the morning with no thinking needed to match a top and bottom: bam! you're dressed. I longed for... a dress. And so far, I haven't found one. After years of jeans and pants, all the models I try feel too cutesy or girly or too young or too matronly. I'm suddenly the Goldy Locks of dresses: none will do.

    And the other day, I was at a friend's birthday and met with her pregnant sister. She looked glorious and comfortable and most importantly neither fussy nor cutesy nor matronly, her big belly chicly clad in a long, navy Issey Miyake Pleats Please tank dress. So there is hope. I may find the dress of my dream. Or make my own. After all, my son did manage to turn legging into a hat the other day and he looked mighty fine.

    J.A.C.


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