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Deux séries mode dans Elle : il se trouve que j'aime les deux ;) |
Eh bien voilà, j’ai décidé d’écouter la myriade de compliments totalement immérités que m’a fait Jeanne-Aurore dans un post et le tapage de doigts de Lilu et de sa partner in crime Elli (dans les commentaires, ici). Et donc : d’arrêter de vouloir me formater une garde-robe essentielle contre mon gré.
Je me suis demandée : mais pourquoi ai-je si envie d’une garde-robe essentielle, alors que ça n’a jamais été une inclinaison naturelle ? Eh bien, j’ai trouvé, c’est parce que je raisonne encore comme si j’étais à Paris, sauf que je n’y suis plus ! Je m’explique. A Paris, la vie est quand même assez speed et stressante, suffisamment, en tout cas, pour avoir ressenti le besoin, au fil des années, de ne pas me la compliquer plus encore, et de tout simplifier : ma maison, ma routine… mon armoire. Réduire m’a délestée de brainstormings pesants et de tâches chronophages, et ça m’a fait du bien. Mais c’était à un moment où j’en avais besoin. Il faut ajouter que le coût des vêtements reste élevé en France (où payer moins 30% en dépôt-vente par rapport à du neuf est considéré comme une bonne affaire), et la taille de mon logement pas immense : donc là encore, l’essentiel, ça faisait sens.
Alors que la réalité, depuis la rentrée 2015, c’est que je vis à Los Angeles, où j’ai à ma disposition des dépôts-ventes qui coûtent peanuts et des placards plus vastes ;) Et puis surtout, j’ai plus de temps, car dans cette ville de soleil, de plage, de nature, on travaille, mais dans une bonne vibe, il y a moins de sollicitations, moins de rush. Donc sûrement plus de cerveau disponible pour renouer avec un sport créatif comme « quoi porter avec quoi ». Arrivée avec une valise, la pure capsule wardrobe, je n’ai pas tardé à en avoir fait le tour, je me suis remise à shopper, en me traitant intérieurement de crécelle, alors que c’était peut-être un sain réflexe, un retour du fashion game, un plaisir dont j’ai, en fait, toujours été friande (puisque même petite, j’adorais inventer de nouvelles tenues pour mes Barbie ou découper le catalogue La Redoute pour réassembler leurs silhouettes).
Donc, continuer à lutter contre cette facette de moi est sûrement, vous avez toutes raison, dommage, ou excessif, ou inutile, en tout cas pas à faire. Et vous savez quoi ? L’accepter m’a même peut-être rendue plus raisonnable. Hier, j’étais chez mon fameux Crossroads Trading Co, j’ai essayé plein de trucs, j’aurais pu prendre plein de trucs, et puis j’ai réalisé que j’avais un petit démon qui me disait « achète achète achète », un petit ange (enfin… vraiment ?) qui me disait « n’achète pas n’achète pas n’achète pas ». Et moi au milieu de tout ça qui me disait : tout va bien, mais je n’ai pas spécialement envie de ça, pas aujourd’hui. Ni frustrée, ni embêtée, juste… en paix.
Laure