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    "Chaque année des tonnes de textiles sont jetés avec les déchets ménagers et finissent en décharge. Pas moins de 95% de ces vêtements pourraient être réutilisés : portés de nouveau, réutilisés ou recyclés, en fonction de leur état." Cette phrase ne sort pas d’un pamphlet anti-consumériste mais... d’un communiqué d’H&M, qui lance en février une collecte mondiale de ses vêtements usagés dans le but de leur offrir une seconde vie (on ne sait pas encore exactement laquelle, cela dit). Et zou, retour à l’envoyeur pour la petite robe à l’imprimé d’il y a trois saisons comme le t-shirt distendu après moult machines ! 

    Difficile de ne pas applaudir l’initiative. Difficile aussi de ne pas être un poil dubitative devant ce bel exemple de marketing green. H&M est assez champion pour se donner un alibi écolo (les collections en coton bio qui représentent, allez... 5% de l’ensemble du stock ?) et essayer d’améliorer son image auprès des défenseurs de l’environnement. Ces initiatives ne seraient-elles pas qu’une goutte d’eau claire dans un océan de pollution ? En même temps, on sait que ce sont tous ces petits riens qui s’accumulent et créent une grande prise de conscience. Même si la vraie solution reste encore de méditer ses dépenses et d’acheter moins, chez H&M ou ailleurs.   

    H&M will be launching next February a worldwide collect of its used clothes, with the aim of giving them a second life. A press release stated that 95% of the tonnes of clothes that are thrown to the garbage every year could be re-used (worn again, or recycled...) Great initiative, isn’t it? Even though... it’s difficult not to feel a little bit uncomfortable in front of what’s a blatant example of green marketing, something that can be perceived like an alibi to clean H&M’s fast fashion image to the eyes of environmental protestors. But at the same time we know that it’s all those little steps that lead to a bigger something... Anyway, our bottom line is: the real solution remains to carefully plan its own wardrobe and to by less, be it at H&M or anywhere else.   

    L.G.


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    Il y a des fois où nous simples mortels ne comprenons rien aux lois de la grosse finance. Par exemple, lorsqu’on sait qu’un bâtiment aussi sublime et aussi prestigieux que celui de la Samaritaine, au coeur de Paris, face à la Seine, est laissé à l’abandon depuis 2005, après que la mise aux normes de sécurité du lieu ait été jugée trop exorbitante. J’ai eu la chance de visiter la semaine dernière ce qui n’est désormais plus qu’un chantier, hormis l'espace dans lequel était organisé le petit pince-fesses en photo ci-dessus, avant les grands travaux qui devraient lui permettre de rouvrir (sous une autre forme) en 2014. 

    Quelle vision magnifique que de retrouver ces structures métalliques à la Eiffel, ces entrelacs d’escaliers et ces fresques Art Déco aux couleurs délicates, tout cela littéralement mis à nu par le désossage total des installations d’autrefois – des merveilles architecturales que, très honnêtement, on ne remarquait plus vraiment à l’époque où tout était encombré de corners de vêtements ! Mais quelle tristesse aussi que de traverser ce qui ressemble à un gros paquebot échoué, on a l’impression de se promener dans l’épave du Titanic, et on imagine la frénésie qu’il a pu y avoir il y a un siècle, cette atmosphère grouillante comme celle décrite par Zola dans "Au bonheur des dames"...  

    I’ve been very fortunate to get the chance to visit the inside of the Samaritaine, which used to be one of the oldest, biggest and more prestigious department store in Paris, and that now has been closed since 2005, officially for security reasons (it should reopen as a luxury hotel in 2014). How beautiful and sad to see what’s now a building site where only the ruins of its old beauty seem to remain (Eiffel stairs, Art Deco paintings...). And to think about the frenetic activity that must have existed one century ago, when all those ladies in corseted dresses came to by the last shawl or any new must-have item from those times!

    L.G.

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    Laure n'avait pas tort quand elle disait l'autre jour que je rechigne à parler de marques sur notre blog. Il y a cependant un label pour lequel je suis prête à faire une exception : Margaret Howell. Depuis les années 1970, la créatrice trace son sillon clair et net,en marge des modes, fidèle à son style qu'elle fait subtilement évoluer, mais surtout fidèle à une recherche de qualité qui me parle. Et chaque fin d'année, Margaret Howell édite son calendrier, que j'attends toujours avec impatience. Celui de cette année, très graphique, rend hommage à toutes ces manufactures britanniques avec lesquelles Margaret Howell collabore depuis des décennies, de John Smedley, qui réalise ses indestructibles pulls en mérinos, à Mackintosh, qui produit certains des impers de la marque (je rêve du modèle bleu marine de cet hiver). Une défense du "made in" élégante, à tous les sens du termes.

    I don't like to babble about brands - we are faced with so much promotional stuff already that I have qualms about adding to the noise. But I'm willing to make an exception for the wonderful Margaret Howell, whose designs I'm devoted to. Every year, she publishes a calendar that I await eagerly. This year, the calendar is a celebration of all the British manufacturers MH faithfully collaborates with (from John Smedley to Mackintosh). A truly elegant way, in every sense of the term, to promote awareness for provenance, quality and good, durable items.



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  • 12/17/12--02:04: La citation du lundi
  • L'écrivain Gore Vidal en 1962 (Image via Film Noir Buff Style Forum)

    " Le style c'est savoir qui vous êtes, ce que vous voulez exprimer, et vous foutre du reste".

    "Style is knowing who you are, what you want to say, and not giving a damn."

    Gore Vidal



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    Récemment j’ai vu un film rare avec Sophia Loren, "La Chance d’être femme" (1956), dans lequel elle est une jeune arriviste qui rêve de devenir mannequin. Lorsque la directrice d’une maison de couture lui dit qu’elle doit d’abord perdre cinq kilos et s’habiller en noir, 1, elle s’affame, et 2, on la retrouve à la scène suivante dans sa cuisine à teindre tous ses vêtements dans une marmite ! Cela m’a rappelé l’époque où j’expérimentais pas mal avec mes vêtements et où je faisais la même chose. Sauf que le résultat n’a jamais été aussi parfait que ce petit pull décolleté qui passe d’écru à ébène en restant aussi pimpant. Aujourd’hui, les fils sont en nylon et n’accrochent pas la teinture, et puis, on obtient rarement en réalité un noir aussi profond. Il n’empêche que dans l’absolu, j’adore cette idée de redonner une nouvelle vie ou un nouveau sens à sa garde-robe. (Pas du tout celle de s’affamer, en revanche.)

    In “What a Woman!”, a rare Italian movie from 1956, Sophia Loren plays a young and ambitious woman whose dream is to become a model. But when the female manager of a fashion house tells her she has to drop a few pounds first and to dress in black only, first, she starts to starve herself, and second, she rushes to dye all her clothes by boiling them in her own kitchen! This scene reminded me this time when I used to experiment quite a lot with my own clothes and do the same thing. Except the result has never been as convincing as this charming V-neck sweater that goes from light beige to dark black without losing its shape or anything. Still, I love this idea of giving a new life or a new meaning to ones wardrobe.

    L.G.


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  • 12/19/12--02:18: The (Christmas) Taboo

  • Dois-je m'habiller comme un sapin de Noël ? Je me pose la question à chaque fois qu'arrivent les fêtes et que les magazines se remplissent de robes à paillettes. Je n'ai rien contre les paillettes, c'est même très chouette les paillettes - juste trop loin de ma zone de confort vestimentaire. Et c'est sans parler de ma relation amour/haine avec les bijoux. J'adore le concept de "bijoux", j'adore les regarder sur les autres, mais si je porte plus que mes mini-mini-mini puces d'oreille en diamant et ma montre, j'ai l'impression d'être Tupac. Et puis, l'autre jour, "Smooth Operator" passait à la radio et je me suis retrouvée à googler comme une folle des photos de Sade et me dire "waouh". Voilà une femme qui avait et a le chic absolu pour glamouriser ses basiques (une chemise classique, un 501 d'homme) avec les maxi-créoles qui sont devenues sa signature et un bijou simple mais marquant, comme une manchette sculpturale. Le résultat : une allure vraiment intemporelle (la photo ci-dessus date des 80s), et si on remplace le jean par un beau pantalon noir, franchement adapté à une occasion festive, type repas de Noël. Sade me fera-t-elle quitter le Côté Basique de la Force pour céder au Pouvoir du Bling ? Pas sûr, mais en tout cas, je vais y penser.

    Do I need to dress like a Christmas tree to feel festive? I ask myself the question whenever the Holiday season comes around and I see a lot of dresses looking like disco balls in magazines. Now glitter IS fun, but just plain too much out of my style comfort zone. Add to that the fact that I have a love/hate relationship to jewelry. I love the concept of it, love looking at it, but in the end if I wear more than my tiny diamond studs and my watch, I feel like Tupac. But then, the other day, "Smooth Operator" came up on the radio, and I ended up googling Sade's style and thinking "wow, wow, wow". Here is someone who was and is a master at glitzing up her basics (classic shirt and Levi's 501) with her signature giant hoop earrings and some simple yet striking piece of jewelry, like a sculptural cuff. The appeal is timeless and if you switched the jeans for classic black pants, quite appropriate for a festive occasion like a Christmas dinner. I'm not sure this will make me a big convert of bling, but I may make me consider it as not necessarily contradictory of a pared-down style.


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    Comme Jeanne-Aurore, qui en a parlé ici cet été, j’ai un faible pour les sacs en tissu, à tout moment et en toute saison. J’aime évidemment le cultissime L.L. Bean à se faire offrir des Etats-Unis. Mais j’aime aussi cette nouvelle tendance qui consiste à distribuer dans les magasins des sacs en tissu pour remplacer les sacs en plastique ou en papier d’autrefois. Car on peut les recycler de mille et une manière : comme cabas pour aller au marché, comme pochon pour ranger les chaussures dans la valise, comme pochette pour transporter des magazines ou un parapluie, comme sac à main en vacances... Et j’aime encore plus quand c’est celui que vient de faire fabriquer mon homme pour sa société (Carlotta Films, qui ressort des vieux films en salles et en dvd), et quand la cinéphile qui est en moi peut s’afficher dans les rues avec "L’Etrange créature du lac noir" à son bras, avec l’héroïne des "Chaussons rouges" ou des personnages de Scorsese ! 

    Following the example of Jeanne-Aurore, who wrote about it this summer, I have a weakness for cotton canvas bags, for any time and any season. Of course I’m particularly enthusiastic about the cult L.L. Bean bag, but I also like this new trend of wrapping purchases in cotton bags (instead of disposable plastic or paper bags). You can re-use them in a thousand ways: to carry groceries from the market, as shoe pouches in the suitcase, as a handbag while on holidays... And I like them even more when talking about the one my man has just created for his movie company: how delightful to stroll down the street with the “Creature of the Black Lagoon” by my side, or the heroine of “The Red Shoes” or one of Scorsese’s characters! 

    L.G.


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    Bonnes fêtes et rendez-vous en 2013 !


    Jeanne-Aurore & Laure


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  • 01/07/13--02:06: La citation du lundi

  • Jane Birkin photographiée pour l'exposition "La petite veste noire"

    "Je ne possède jamais plus d'un sac à la fois. 
    Je trouve qu'un, c'est déjà bien assez. "

    Jane Birkin


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    En 2012, j'ai regardé pas mal de vêtements d'hommes. Et pas mal de films. C'est mon "Vogue" à moi, les vêtements d'homme dans les films - je ne suis d'ailleurs toujours pas remise de Robert Redford et son caban parfait dans "Les 3 jours du Condor". Alors voici mes basiques cinématographiques et masculins favoris de 2012. Et si le sujet des costumes de cinéma vous passionne comme moi, jetez un oeil au merveilleux site Clothes On Film

    1. La veste en tweed et la besace en toile de Ben Affleck dans "Argo". J'adore tout ce look preppy / début des années 80 / agent de la CIA. En sortant du film, j'ai immédiatement ajouté "besace en toile" sur ma wish-list de 2013.
    2. Les lunettes en acétate transparent de Bruce Willis dans "Moonrise Kingdom". Dommage que ce types de montures claires ne m'aillent pas du tout, j'en rêve.
    3. L'association pull à col châle + écharpe de Daniel Craig dans "Girl With Dragon Tatoo". Je copierais bien toute la silhouette, des lainages aux lunettes à monture sombre à la pochette en cuir naturel. Toute la garde-robe de Craig dans ce film, déclinée en camaïeu de gris, était inspirante.
    4. Les chinos de Steve Carell dans "Jusqu'à ce que la fin du monde vous sépare." J'adore Steve Carrel, j'adore les chinos. Le pull à losanges est discutable, mais quand Keira Knightley l'enfile à la fin du film, un peu loose, il en devient inspirant.

    In 2012, I looked a lot at men's clothes. And at movies. Men's clothes in movies are my own "Vogue". So, here are my favorite on-screen men's wardrobe classics (the men wearing them are fine too) from 2012. And should you be as interested in the subject of clothes in films as I am, I recommend the wonderful site Clothes On Film. It's brilliant.
    1. Ben Affleck's tweed jacket and canvas satchel in "Argo". I love that early whole 80s CIA agent preppy look. And this is inspiring me to put a satchel on my 2013 shopping list.
    2. Bruce Willis' clear acetate frame in "Moonrise Kingdom". 
    3. Daniel Craig's coordinated grey shawl-collar cardigan and scarf in "Girl With The Dragon Tatoo". I think I actually want that whole outfit for myself, complete with leather pouch and black rimmed glasses.
    4. Steve Carell's chinos in "Seeking A Friend For The End Of The World". Keira Knightley and her combat jacket looked adorable in the movie, but I simply cannot resist Steve Carrel and I'm a sucker for chino pants.

    J.A.C.


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    Hier, Jeanne-Aurore, qui ne fait jamais rien comme tout le monde, nous parlait des looks masculins qui l’avaient inspirée dans les films de l’année passée, moi, aujourd’hui, j’ajoute les tendances qui m’ont attirée / émue / marquée / titillée en 2012. Et qui, mixées toutes ensemble, une pincée de ci, une autre de ça, constituent mon style idéal !


     Les costumes-d’époque-qu’on-rêverait-de-porter-aujourd’hui de Keira Kneightley dans "Anna Karénine"


     La hippie vibe des jeunes filles et garçons dans "Après mai" d’Olivier Assayas


     Le preppy prissy de Greta Gerwig dans "Damsels in Distress" de Whit Stillman


     Le glam’ black d’Eva Green en vampire dans "Dark Shadows" de Tim Burton


     Le charme discret de la bourgeoisie de Valérie Lemercier habillée par Vanessa Seward dans "Main dans la main"


     La Françoise Hardy attitude de la jeune héroïne (Kara Hayward) du "Moonrise Kingdom" de Wes Anderson


     Le glamour fifties jusqu’au bout des stilettos de Michelle Williams en blonde platine dans "My Week with Marilyn" 


     La nonchalance boho qui sent le sexe, la poussière et la sueur chez les héros du "Sur la route" de Walter Salles


    Le gothique Lolita du fantôme Elle Fanning dans le "Twixt" de Francis Coppola


    L’élégance droit sortie d’un vieil Harper’s Bazaar sur Andrea Riseborough en Wallis Simpson dans "W.E. " de... euh, Madonna 
    (photo du haut également)


    L.G.

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  • 01/10/13--00:30: Franc parler !








  • "S’habiller vite fait, bien fait" : à l’époque où l’on achetait encore en francs, c’était déjà notre préoccupation, et cet article que j’ai découpé dans "Marie-Claire" il y a quinze ans est encore pertinent ! Faire le tri, organiser sa penderie comme un magasin, n’investir que si on se sent immédiatement à l’aise, noter ses tenues réussies, miser sur un jean impeccable... Et ce choix de basiques Free Lance, Bompard ou Agnès b fleure bon les nineties, LA décennie des minimalistes addicts. 

    Get dressed fast with high style: that was already our concern at the time when we French people paid with francs! Therefore, this article from an old Marie-Claire from fifteen years ago is still relevant: edit your wardrobe carefully, only buy clothes that you really like, write down the looks you love, find the perfect pair of jeans... And this selection of basics from Free Lance, Bompard or Agnès b is so nineties, the beloved decade for minimalists addicts.   

    L.G.


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  • 01/11/13--05:24: Nineties fashion

  • Dans les années 90, les top-models off duty, qu'elles s'appellent Esther Canadas ou Maggie Rizer, n'étaient pas encore toutes clonées en slim et en perfecto, mais affichaient le chic minimaliste de l'époque. Cette galerie dont le titre "Le bon look" peut encore être revendiqué aujourd'hui est issue d'un vieux "Dépêche Mode", magazine hélas disparu aujourd'hui... (Parti en fumée, tout comme l'élégance hors podium...)

    Esther Canadas, Maggie Rizer and others in a French magazine from the nineties. A time when top-models off-duty didn't cloned themselves in battered skinny jeans and leather jackets, but wore the beautiful minimalism in vogue...

    L.G. 


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  • 01/14/13--00:30: La citation du lundi

  • « Le trench est un vêtement nécessaire. »

    « La mode n’est pas un art, au mieux, c’est un art appliqué. Mais c’est une sorte de Graal que de parvenir, à force de multiples essais, à un vêtement essentiel. »

    Jean Touitou (A.P.C.) dans le Elle du 14 décembre 2012


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    Moi qui ai un goût pour les classiques, ces vêtements établis, ceux dont il suffit de prononcer le nom pour que, ça y est, on les visualise, ceux qui ont prouvé leur utilité, leur supériorité, et après lesquels on n’a plus envie d’acheter autre chose : j’ai toujours adoré la wrap dress de Diane Von Furstenberg. J’aime son symbole, l’idée qu’elle a libéré les femmes en étant à la fois sensuelle et confortable. Et j’adore les premiers imprimés, lorsque la créatrice elle-même les portait avec une classe inégalable, du haut de sa beauté racée. 

    Mais je trouve que la robe-portefeuille est surtout sublime sur les photos vintage, moins sur celles d’aujourd’hui. Car avouons-le, ça peut vite virer ménagère... Il faut beaucoup, beaucoup d’efforts (= du make-up, des bijoux, des talons) pour transcender le tissu mou, les couleurs automnales, les motifs voyants. 

    J’en ai une dans mon armoire, une wrap dress, je la garde pour ce qu’elle incarne, plutôt que parce qu’elle me va vraiment. Les noires, toutes simples, sont sublimes cela dit. Mais j’ai été assez déçue récemment lorsque j’ai visité la spectaculaire boutique du Meatpacking District (à New York) : depuis que la griffe DVF a été relancée, certes, les robes sont beaucoup plus faciles à trouver, il y a plus de produits dérivés, mais la qualité, elle, a baissé, la soie est devenue gorgée de stretch, les coutures mal finies... Le mythe de la robe-portefeuille serait-il en train de s’effeuiller ?  

    I have a thing for classics. That’s why I’ve always loved Diane Von Furstenberg’s wrap dress: its history (the freedom it gave to women by being sensuous and comfortable at the same time), its first prints (the ones the stylist herself wore with so much class and beauty). But as much as I admire the wrap dress in vintage pictures, I’m not sure it can be worn as beautifully today as it could yesterday. You need to put a lot of efforts to make those prints work! I’ve got one in my wardrobe and I must admit I keep it more for what it stands for than because it really flatters me. I love the simple, elegant, black version though. But frankly, I’ve been quite disappointed when I visited the DVF store in New York’s Meatpacking District a few months ago: the brand has been re-launched, which means more accessibility, more products, but the quality is... well, definitely less than more. The wrap dress: I’m not quite sure it’s still such a wrap...    

    L.G.


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  • 01/15/13--23:00: Nude

  • Je ne sais pas vraiment qui est Olga Dunina (il semblerait qu'elle travaille pour Vogue Russie) mais je sais que quand je suis tombée sur cette image d'elle la semaine dernière, son absence totale de maquillage m'a tapé dans l'oeil. Voilà en effet quelques semaines que je m'interroge sur le maquillage. En porter ? ou pas ? et pourquoi ? parce que c'est amusant ? parce que c'est un "gri-gri" qui permet de faire la paix avec ses complexes ? parce qu'il nous faut de plus en plus tenter de ressembler aux images photoshoppées ? Le maquillage nous aide-t-il à nous embellir ? ou au contraire contribue-t-il à nous donner le sentiment que nous ne serons jamais assez parfaite ?

    Cela fait des années que je ne me posais plus la question. Chaque matin, par automatisme, j'appliquais crème teintée, poudre, blush, mascara, gloss. Rien que de très sobre, une forme de "nude" qui n'en était pas car pour arriver à cet effet "no makeup", il me fallait au minimum cinq produits. Et puis, il y a quelques semaines, j'ai laissé tomber le maquillage. Cela a commencé par un voyage en avion qui a rendu ma peau hypersensible, m'obligeant dans les jours qui suivaient à n'appliquer aucun maquillage. Au début, sensation étrange que de sortir visage "nu" dans la rue. Allais-je effrayer les passants avec mes cernes non dissimulés ? (Réponse : non.) Et puis, au fil des jours, cela m'a semblé de plus en plus évident de me passer de make-up. Mon tube de de mascara qui était fini n'a pas été remplacé. J'ai cessé de me focaliser sur mes cernes. Et depuis, je fais attention et remarque que beaucoup de femmes, finalement, ne portent pas de maquillage et sont pour autant belles, élégantes, charismatiques, fraîches. Vais-je pour autant me passer de maquillage pour le restant de mes jours ? Non, pas du tout. Mais j'ai envie de sentir que si j'en mets, c'est pour me faire plaisir. Pas parce que sans ces produits, je n'arrive pas à me regarder dans la glace.


    I don't know who Olga Dunina is (she seems to be working for Vogue Russia) but when I stumbled upon this shot of her, make-up free, last week, it resonated a lot. For the past few weeks I've given up make-up. It all started with a severe case of dehydrated skin which made wearing make-up impossible. As I got used to being bare-faced (which I hadn't been for years), it made me question why we wear make-up. Is it for fun? is it because it makes us feel good? or does it in the end make us feel bad about ourselves, persuading us we need to cover our flaws? I don't have the answer nor do I plan to be forever detoxed from make-up. But from now on, I'd like to feel that if I wear a little tinted moisturizer or blush or mascara it's because I chose to and find it amusing, not because I feel that without those things I'm not worthy. Also, since I've started going make-up free, I noticed so many beautiful, elegant, charismatic and fresh-looking women who wore no make-up at all..

    J.A.C.

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    C’est la costumière Edith Head qui l’a dessiné pour le film qu’Hitchcock a tourné en 1969. Il faut juste oser le potentialiser au maximum avec des lunettes noires en hiver... Je l’ai découvert sur une carte postale incluse dans un coffret Blu-Ray qui vient de sortir. Tant que j’y suis : j’aime bien aussi le charme discret de la bourgeoisie tel qu’elle l’a imaginé sept ans plus tard pour un autre film du maître du suspens, "Complot de famille". C’est moins glamour que ses légendaires créations portées par Grace Kelly dans "Fenêtre sur cour" ou "La Main au collet", mais justement, ça me convient très bien ! 

    On my wish-list... the “Topaz” coat. The costume designer Edith Head conceived it for Hitchcock’s 1969 movie. While I’m at it: I also like the discreet charm of the bourgeoisie she imagined seven years later for another Hitch’s movie, “Family Plot”. Less glamorous than the dresses famously designed for Grace Kelly in “Rear Window” or “To Catch a Thief”, but that’s precisely what feels perfect for me right now.

    L.G.





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    Voici mon arme secrète pour faire face aux températures glaciales qui se sont emparées de Paris depuis quelques jours. Je les adore car elles sont inspirées des iconiques desert boots, un de ces "standards" que j'affectionne tout particulièrement. Mais contrairement au modèle original de Clarks, plutôt destiné aux beaux jours (et tellement bien porté par Steve McQueen), ces souliers-ci sont fourrés de laine de mouton (et made in Switzerland). Impossible d'avoir froid aux pieds. 

    It's freezing here in Paris. Thank God for my Clarks inspired, made in Switzerland furry desert boots that do an amazing job at keeping my feet toasty. It's a nice thing when a standard gets reworked in a good way.

    J.A.C.


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  • 01/21/13--00:30: La citation du lundi

  • "Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c’est elle que l’on remarque."

    Coco Chanel (en photo avec Romy Schneider)


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  • 01/22/13--01:36: Article 0

  • « Laure, minimaliste, rock & folk » : c’est ainsi que je suis décrite dans mon chapitre sur mes secrets de style dans "Ma to-do list Dressing", le livre que Jeanne-Aurore et moi avons publié il y a quelques mois. J’avoue que je suis trop fière lorsque je lis ça, car c’est exactement comme ça que j’aimerais être (notre fameux « c’est comme ça que je me sens moi »). Sauf que dans la réalité, je ne suis pas tous les jours Kate Bosworth, qui allie si bien, à mon sens, un minimalisme façon Vanessa Bruno, et un décalage funky à la Isabel Marant. Je dirais même : il y a une madame Le Quesnoy qui sommeille en moi (souvenez-vous, la mère de famille pincée de "La Vie est un long fleuve tranquille"). J’ai beau essayer de la chasser, de la trier, de l'éditer de mon armoire, elle revient toujours au galop. Je m’explique.

    Je suis une fille très sage, qui ne boit pas d’alcool, ne se drogue pas, ne fume pas, mange végétarien, bio, de saison, pratique le tri sélectif, boit une tisane avant de dormir, bref, je suis plus Douchka que Patti Smith (au cas où quelqu’un se souviendrait de Douchka, ex-chanteuse des dessins animés Disney). Et je trouve que ça se voit dans mon style. Ça va encore les jours où j’enfile des boots, un slim et un sweat, mais comme je suis du genre à chercher midi à quatorze heures, je vais toujours essayer de trouver autre chose. Et c’est là que ça pêche : je vais avoir envie d’enfiler un bermuda et des bottes plates parce qu’il fait froid (= total Marie-Chantal). Ou une robe au genou avec des chaussures à talons pas trop hauts parce que je dois faire de la marche (= mémère à pieds sensibles). Bref, il y a des jours où je m’apprête à sortir et où j’ai l’impression dans le miroir d’être une dadame sortie d’un vieux catalogue Cyrillus. Et je ne vous ai même pas parlé de mon addiction secrète pour les serre-têtes...


    “Laure, the minimalist, rock & folk” : that’s how I’m described in the style guide I wrote recently with Jeanne-Aurore. I’m so proud every time I read this because minimalist, rock & folk is how I want to be (our famous here “how I feel ME”). Except that in reality I’m not exactly Kate Bosworth, who masters, in my opinion, a chic minimalism à la Vanessa Bruno, combined with a very Isabel Marant funky attitude. In “Grease”, I would be the “Look at me I’m Sandra Dee” Sandy and not the “You’re the one that I want” Sandy, if you see what I mean. There’s a very prissy girl who lives in me. And despite all my efforts, I can’t manage to get rid of her.  

    Let me explain: I don’t drink, I don’t smoke, I don’t take drugs, I eat organic food, I sort out my garbage. And all this niceness shows through my style. It’s ok when I stick to slim jeans, sweatshirt and boots, but as I like to complicate all things, I always try to find something else, something... well, always a little bit to nice. Sad, when my only dream is to be the girl who says “Tell me all about it, stud”. 


    L.G.


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