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Channel: l'armoire essentielle
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Le cas complexe de la chemise blanche…

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Parmi les grands habitués des listes de must-have (le trench, la ballerine, la marinière), ces listes dont Jeanne-Aurore nous a appris qu’on avait le droit de ne pas les respecter, il y en a un avec lequel j’entretiens une relation compliquée : la chemise blanche.

D’un côté, évidemment que j’ai envie de l’aimer. Elle a sublimé les stars du old Hollywood comme les rédactrices de mode d’aujourd’hui. Elle projette sur le visage un halo de luminosité particulièrement flatteur. Elle donne une élégance innée mâtinée de coolitude absolue. De l’autre… j’ai toujours eu beau en posséder une dans mon armoire (bien sûr, puisque c’est un must-have), j’ai toujours eu énormément de mal à la porter.

Ma dernière en date m’a été donnée par Jeanne-Aurore : c’est un très beau modèle de Margaret Howell, avec une coupe parfaite, des pattes ingénieuses pour retrousser les manches… Je me souviens que la première fois que je l’ai mise, mon homme, qui pourtant n’est pas du genre à remarquer les vêtements pour eux-mêmes (l’allure qu’ils donnent, oui), m’a félicitée sur ma chemise.

Malgré ça, je ne l’ai pas tellement ressortie, et j’aurais du mal à dire pourquoi. Est-ce parce qu’elle est « bruyante » (son beau coton bien crisp produit un son de froissement à chaque mouvement) ? Peut-être, mais j’en ai aussi une en crépon parfaitement silencieux que je ne porte pas réellement plus. En fait, je me demande si mon souci avec la chemise blanche n’est pas tout simplement qu’elle soit… blanche. Car je me suis rendue compte récemment que j’adorais enfiler ce modèle en photo, qui est tout souple, d’un blanc un peu grisé (c’est exprès) et à rayures banquier. 

Donc : oui à la chemise blanche, mais pas trop blanche ?! En attendant, puisque je suis une élève très disciplinée qui n’abandonnera pas un must-have tant qu’il n’a pas été scientifiquement prouvé qu’il n’est pas fait pour elle… j’ai rapporté la chemise Margaret Howell de Paris où je l’avais laissée, afin de lui donner une nouvelle chance à Los Angeles. Qui sait, ici, elle semblera peut-être d’une toute autre couleur.

Laure


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