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Channel: l'armoire essentielle
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Los Angeles, le vintage… et le come-back des achats compulsifs

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Une robe Tory Burch échappée d'une photo de Slim Aarons, un sweat qui aurait pu jouer dans "Grease", des sandales Marni rescapées des années 90, un hoodie et un pantalon méga bien coupés d'Alexander Wang, une pochette Sandro pour mettre au fond de mon sac à main : quelques exemples de mes (bonnes ?) occases...

Je suis venue avec cette garde-robe méticuleusement pensée et objectivement parfaite (en termes de besoins, j’entends, et au prisme de mes envies). J’en serais volontiers restée là. Mais il y a un phénomène dont je n’avais pas spécialement conscience à Los Angeles… la passion du vintage ! Une religion presque aussi répandue que la scientologie ;) Il y a des dépôts-ventes ou des thrift storesà tous les coins de rue (enfin, surtout dans mon quartier, le très bohème Los Feliz). Certains vendent du vintage vrai de vrai : des robes qui ont pu servir dans des vieux films ou des shows anciens (mon costume d’Halloween était d’ailleurs une blouse de marin rescapée d’un musical des années 70 dont j’ai oublié le nom), tous les sacs à main granny, les nuisettes twenties ou les jupes à taille étranglée pour se concocter un vrai look singulier. Mais ça, ce n’est pas trop mon truc, ça réclame trop d’efforts, appelle un style pas assez nature, pas assez basique, pas assez passe-partout en fait. Et puis bon, j’aime ce qui fait neuf. 

Or, il y a une chaîne de dépôts-ventes hyper répandue qui s’appelle Crossroads Trading Co. Les magasins sont immenses, les stocks énormes, à l’américaine, et quand on jette un œil rapidement, comme je l’ai fait la première fois, tout semble cheap, incohérent, inutile, pas trié (ça, c’est vrai) ni édité (vrai aussi). 99% de la marchandise ne donne pas envie. Mais les 1% restants… peuvent être assez extras. En fait, il faut fouiller, fouiller, fouiller, ce que, j’avoue, j’adore faire (je ne suis pas venue en Amérique pour trouver de l’or, mais manifestement, j’y cherche assidument un autre genre de pépite). C’est comme ça que je trouve des choses qui me plaisent, dans des marques qui me plaisent, des matériaux qui me plaisent et dans un état qui me plait –parfois même, des choses dont j’avais besoin ! Et quand ça arrive, je suis d’autant plus contente de moi que les prix sont dérisoires (imaginez les robes Marc Jacobs à 22 dollars ou le t-shirt James Perse à 12 – bon, celui-là, je l’ai pris ;)).

Le plaisir de la quête, de la trouvaille, de la bonne affaire : ça, pour moi, ça a toujours été un cocktail assez explosif. Ce qui fait que je retombe un peu trop à mon goût dans mes vieilles habitudes d’achat compulsif. Celles que j’espérais avoir laissées derrière moi, en France. A nouveau la preuve que même à des milliers de kilomètres, on reste désespérément le (ou la) même.   

Laure

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