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Channel: l'armoire essentielle
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Something old, something new

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En matière de beauté, je suis d'une faiblesse absolue. Une vraie mauviette. Toujours prête à céder aux trouvailles et must-haves des autres. Quand j'avais 14 ans, il m'a suffi que mon amie Olivia me décrive au téléphone sa teinture auburn pour que je file chez l'épicier en bas de chez moi acheter du  henné et me retrouve deux heures après les cheveux orange sanguine. Je ne compte plus le nombre de produits incompatibles avec ma peau achetés parce que recommandés par une quelconque it-girl - sans aucun doute rémunérée par la marque pour le faire. 

Autant dire que quand Laure m'a parlé de son expérience "slow shampoo" (vous pouvez lire son post à ce sujet ici sur le Blog des Paresseuses, et elle en fera un ici-même sur ce blog la semaine prochaine), j'ai absolument oublié que Laure et moi n'avons pas la même nature de cheveux, et je me suis lancée moi aussi dans l'aventure. Si sur Laure la méthode quasi-zéro shampoing fait des merveilles, chez moi elle a tout simplement eu pour résultat de me retrouver avec le cheveu Zézette Epouse X : gras, plat, triste, et sans même les cendriers en coquille Saint-Jacques pour me consoler. De cet échec est néanmoins ressorti une bonne chose : ma Mason Pearson, la Rolls des brosses à cheveux. Faite main en Angleterre, possède même un petit trou pour évacuer l'eau lorsque vous la nettoyez, une Rolls vous dis-je. Je l'avais reléguée dans un coin, mais inspirée par le rituel brossage de Laure, je l'ai à nouveau intégrée à ma routine quotidienne et, contrairement au "slow shampoo", mes cheveux aiment. 


Donc le slow, pour  les cheveux, ce ne sera pas totalement pour  moi, même si dans ce domaine je vais malgré tout à l'essentiel : un peu de shampoing, un peu de soin hydratant sur les pointes, et c'est tout. Deux produits, donc. On va dire que ça va, non ? En revanche, là où j'ai réussi à optimiser radicalement, c'est dans le domaine du soin. Je crois que là, plus simple ce n'est pas possible : j'utilise désormais un seul produit pour tout, l'huile. Le corps, le visage, le contour des yeux, et même en masque pré-shampoing quand ma routine "un peu de soin hydratant sur les pointes" ne suffit plus. Pour moi, l'huile en question est l'huile d'argan. Mais je pense que tout est question de goût. Je sais qu'il y a des fans de l'huile d'olive. Et je dis, pourquoi pas ?

Malgré mon côté mauviette, j'ai vraiment résisté à l'huile durant des années. Après avoir lu "L'art de la simplicité" de Dominique Loreau, où elle recommande l'usage d'une huile unique (pour le démaquillage, l'hydratation du corps, visage, cuticule et polissage des carrosseries de voiture), j'avais soupiré un grand "mooouaaais", et j'étais retournée à mes routines compliquées qui, si vous avez lui les 25439 billets consacrés à ma détox beauté, ont eu un résultat désastreux et me poussent depuis plusieurs moi à tout, radicalement, simplifier. Mon amie Sarah y était aussi allée de son couplet pro-huile à la rose, et malgré son teint toujours glowy, je m'étais fait un devoir de ne pas l'écouter. Car oui, je suis mauviette ET entêtée. Un combiné gagnant.

Et puis je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Une certaine fatigue à glisser quinze produits dans ma trousse quand je pars en voyage. Un certain tournis à lire les listes longues comme le bras sur l'emballage des produits et à me demander si bio, pas bio, parabens, pas parabens, pour ou contre les silicones. Bref, une grosse flemme. Donc, de l'huile. Sur peau humide. Sur tout le corps après la douche. En commençant par les pieds et remontant pour l'effet massage. Et sur le visage, humide, après pschiit d'eau thermale. Massage aussi. Ma peau aime. Que dire de plus ? Ca marche pour moi, je ne sais pas si ce sera le cas pour vous. Dites-moi.


Ma routine beauté est donc désormais axée sur quelques vieilles recettes qui ont fait leurs preuves - ma Rolls capillaire, l'huile - mais aussi sur un nouveau produit : le lait onctueux démaquillant de Joëlle Ciocco. Celui-là, une fois n'est pas coutume, je lui résiste depuis des années et ce n'est pas faute d'avoir lu mille interviews de it-femmes le recommandant. Mais je ne sais pas, je ne voulais pas. Sans doute mon bon sens qui pour une fois se cabrait contre la hype. Et puis, ayant basé désormais ma routine sur la qualité du démaquillage, j'ai tenté le coup. Fait "argh" en raison du prix. Et je suis au regret de dire que j'aime beaucoup et que surtout ma peau aime beaucoup. Je vais le racheter. Probablement mon côté mauviette, car il est certain qu'il doit exister quelque part dans ce bas monde un produit faisant tout aussi bien le job pour une somme bien plus modique. Et en même temps, il faut bien que je garde une part d'irrationnel et d'achats absurdes dans ma vie, sinon je risque de ne plus me reconnaître.


Fell in love again with my Mason Pearson brush. The closest thing I'll ever get to owning a Rolls Royce. And then, fell more in love with argan oil. Had been using it on body, now it's all over. Face, eyes, cuticles, pre-shampoo mask on hair, you name it. I do a spritz of mineral water on the face then add the oil then massage and it's all good. My skin loves its, and I don't schlump around tons of things when I travel. And then I fell for the famed Joëlle Ciocco unctuous milk makeup remover. It's a very hyped up product, and way too expensive, and I had vowed to be thrifty, and I resisted for a while, and long story short I bought it and I'm using it and like it. What can I say. I'm a wimp.

J.A.C.



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