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    Trouver son style, c'est un peu voler son style. On se construit avec des images, des icônes. On se fabrique son allure en copiant une mère, une soeur, une amie, une star. Et bien souvent, c'est aussi en faisant tomber ces idoles de leur piédestal que l'on trouve le chemin des vêtements qui nous ressemblent. Et c'est très bien comme ça. "Single White Female" ("Jeune femme partagerait appartement") parle très bien de ça, sous ses dehors de thriller à sensations fortes. Un genre qui, j'ignore pourquoi, a eu une vraie heure de gloire durant les années 90. Sans doute l'effet "Basic Instinct" ? Mais, soyons honnêtes, ce n'est pas vraiment de tout ça que j'ai envie de parler. Ce que je voudrais vraiment dire à propos de ce film, c'est qu'on y trouve une parfaite capsule wardrobe printemps-été.

    Je me souviens très bien de la sortie du film, en 1992. Je n'avais pas encore 17 ans, je passais mon bac, je me cherchais, selon la formule consacrée. Un jour je pensais devenir avocate en Angleterre. L'autre écrivain pour enfants. D'autres jours encore je pensais tout plaquer pour aller vivre à Los Angeles et épouser Matt Dillon. Ou Keanu Reeves. Je n'étais pas sûre. Autant dire que ces indécisions se reflétaient dans mes choix vestimentaires, souvent hasardeux. Je portais d'atroces bagues orthodontistes. Des semelles orthopédiques. Des kilts. Je rêvais d'être une autre. C'est sans doute pourquoi, à  l'époque, j'ai surtout été marquée par le personnage de Jennifer Jason Leigh, voleuse du look de Bridget Fonda. Une part de moi comprenait sans doute très bien comment l'envie de devenir une autre, la fille parfaite, idéale, avec tout ce qu'il faut, le bon appart, le bon look, le bon boyfriend, pouvait pousser à bout, jusqu'à la pulsion homicide, pourquoi pas.

    En revoyant le film l'autre jour, je m'attendais à replonger dans ce passé. A retrouver cet univers ultra-daté de mes à peine 17 ans. Ce début des nineties donc j'ai gardé un souvenir inconfortable. Ohlàlà, qu'est-ce qu'on s'habillait mal. Ohlàlà, tu te souviens, New Kids On The Block ? Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un film qui avait en lui-même plutôt bien vieilli, mais surtout dont l'esthétique n'avait pas pris une ride. En faisant quelques recherches, je suis tombée sur ce court article, passionnant, expliquant le travail de la costumière Milena Canonero sur ce film. Milena Canonero est une vraie pointure du costume au cinéma et sa filmographie est un who's who des meilleurs films ("Barry Lyndon","Out of Africa", "Les chariots de feu", pour n'en citer que quelques uns). Pour "Single White Female", elle a supervisé non seulement les costumes, mais aussi les décors, couleurs, objets, bref toute la direction artistique. "Je n'essayais pas de refléter la mode d'aujourd'hui, ou celle de l'hiver ou de l'été prochains.  J'essayais surtout d'être en phase avec le film." Une approche atemporelle qui explique sans doute cette garde-robe de Bridget Fonda toujours aussi désirable aujourd'hui.

    Une veste souple, une paire de chinos, une paire de jeans, un débardeur noir et une chemise en chambray, des t-shirts blancs, un montre Swatch à bracelet transparent, une ceinture western (celle qu'Hedi Slimane est en train de remettre en vogue pour la saison prochaine - je vous aurai prévenu) : ces quelques éléments qui font des apparitions récurrentes tout au long du film composent une très cohérente armoire de printemps-été. C'est marrant, à 17 ans j'étais trop empêtrée dans mes quêtes identitaires, trop persuadée que le style tenait à des tenues alambiquées et chères que je ne pouvais pas me payer, pour remarquer qu'il suffisait de quelques essentiels pour avoir de l'allure. Au moins, les années m'auront appris cela.


    Going back to 1992, Single White Female" and the perfectly streamlined spring/summer capsule wardrobe of Bridget Fonda. Also, very good article on costumer Milena Canonero's work on the movie to be read here.

    J.A.C.






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  • 05/12/14--00:30: La citation du lundi


  • "It's not what you wear…

    Wait. Yes it is !"

    Une ancienne pub du "Vanity Fair" US, que je trouve absolument irrésistible ;)


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    Un jour, j’ai décidé d’arrêter de croire au cheap & chic, celui qu’on nous prône pour nous vendre la fast-fashion. Ça a été l’addition de plein de choses : croiser dans ma ville, ailleurs, à l’étranger, partout, des filles portant « ma » jupe, « mon » haut ; faire des queues hallucinantes devant les cabines, puis à la caisse, en essayant de faire taire la petite voix qui me susurrait : « Es-tu sûre d’avoir réellement besoin de ça ? » ; réfléchir au coût écologique et social des t-shirts à 5 euros, des milliers de jeans délavés, et des tonnes de fringues à transporter en bateau, en avion, en camion ; constater que ma garde-robe, aussi volumineuse était-elle, me faisait autant rêver qu’un tas de chiffons ; d’ailleurs, passer toute une soirée, chaque saison, à trier, et à bazarder, tellement je ne tenais à rien dans tout ça. 

    Je n’ai jamais réussi à construire une armoire qui me plaise vraiment avec de la fast-fashion. Pas plus que je ne me suis déjà dit en feuilletant un magazine, « Oh my God, je rêve d’être Daria Werbowy dans la pub H&M », alors que je fantasme très facilement sur une pub Stella McCartney ;) Il n’empêche que j’ai souvent la tentation de la rechute. Je passe devant un H&M ou un Zara et je songe : « C’est snob de bouder ces marques, des millions de filles y achètent. » En général, les lumières crues me dissuadent et me font rebrousser chemin au bout de trois mètres. Mais tout de même, je m’interroge. Dois-je réévaluer le cheap ? 

    Il y a quelques semaines, je suis allée, accompagnée de Jeanne-Aurore (mon garde-fou, veillant à ce que je ne craque pas sur n’importe quoi), chez & Other Stories. Je cherchais un petit sac à main pour les vacances : je ne voulais pas le payer trop cher, car il serait peut-être soumis à rude épreuve, mais je n’avais pas envie non plus d’en faire un achat éphémère. Après avoir essayé à peu près tous ceux de la boutique, j’en ai choisi un, que je trouvais beau et bien fait. Il y avait juste un détail bizarre, c’était une chaîne cloutée à accrocher au poignet pour le porter comme une pochette sans risquer de se le faire voler, mais je l’ai retirée et je l’ai donnée à ma fille afin qu’elle en fasse une laisse pour son chien en peluche ;) Bref, j’ai adoré ce sac, très pratique, très chic, et je me suis dit que je devrais peut-être réviser mon jugement sur la fast-fashion. Que le problème n’était peut-être pas lié aux produits eux-mêmes, mais à moi qui n’avais jamais su faire des choix raisonnables et éclairés.

    Mais en vacances, j’ai constaté, au bout de dix jours, que si le sac était toujours aussi pratique, aussi chic, la bandoulière, elle, s’était prématurément abîmée. La preuve qu’il n’y a pas de miracle ? Que la fast-fashion a pour vocation de rester en mode fast ? Vous me direz : les problèmes de ce genre, ça arrive aussi avec des sacs chers. Et à l’inverse, mon porte-monnaie & Other Stories tient toujours merveilleusement le coup. Alors…

    One day, I just stopped believing in the “Cheap & chic” fast-fashion myth. The main reason: while classier brands make me dream, fast-fashion never does… But I’m not 100% sure of my position, sometimes I think I should stop being a snob and start to reevaluate brands like H&M and Zara. The other day, I bought a cute and nicely made handbag at & Other Stories (from the H&M group). I was very happy with myself and thought maybe fast-fashion was not so bad. But then after only two weeks the strap started to show signs of fatigue. Well, maybe the point of fast-fashion is to be really really fast after all…

    L.G.

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  • 05/13/14--22:00: Mon armoire : ma boutique

  • J’ai beaucoup de souvenirs liés au shopping. Beaucoup sont mauvais et attachés à des moments de déprime intense, des erreurs d’achat colossales, des tentatives absurdes de changer d’identité. J’ai aussi de jolis souvenirs de boutiques. Les achats rituels de souliers à chaque rentrée des classes avec mon arrière-grand-mère. Le dépôt-vente « tout à 10 francs » de mon adolescence où j’avais trouvé un jupon fleuri formidable. Et puis, peut-être pour moi le souvenir de boutique le plus marquant, la découverte du magasin A.P.C. rue de Fleurus. C'était au milieu des années 90. J’étais étudiante. Je me souviens encore du choc de cette boutique ultra-minimale. Des portants épurés, sur lesquels n’étaient présentés que quelques basiques, simples, sobres, à la manière d’un vestiaire resserré et donc parfait. Calme, luxe, volupté, etc. J’étais envoûtée.


    Aujourd’hui, je ne suis plus disciple d’A.P.C., mais je recherche toujours en boutique cette sensation, éprouvée de longues années durant auprès de cette marque, d’être tombée dans le placard idéal. Je ne l’ai jamais vraiment retrouvée. Mais récemment c’est ma propre armoire que j’ai décidé de transformer en ma boutique idéale personnelle. Celle dans laquelle tous les vêtements m’iraient et me feraient envie. Où tout serait en vue, accessible, de saison. Où un maximum de pièces seraient présentées sur cintres, afin de faciliter les idées d’association. Où tout ce qui n’est pas de saison, ou bêtement utilitaire (chaussettes, débardeurs, dessous), serait mis hors de vue dans des tiroirs ou boîtes en tissu. Le bonus : dans cette boutique là, je n'aurais même pas besoin de passer à la caisse...


    I have many bad memories linked to shopping and shops. Quite a few nice ones as well. Such as my discovery, when I was a student in the mid-90s, of the A.P.C. store then located on rue de Fleurus in Paris. Boy, that store. It was so minimal and sleek. It was like stepping into the best curated, ideal wardrobe. And since these days I try to stay away from shops and shopping as much as possible, I decided to turn my own wardrobe into my personal, ideal shops. Keeping only in sight items that are of this season and actually worn. Stashing away utilitarian (socks, underwear, etc) or out of season items in drawers and fabric boxes. So, here it is, my own private shop. Best part of it is, I don't need a visa card to get access to it.

    J.A.C.




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    Je ne comprends pas : j’ai tous les garde-fous qu’il faut (une liste de mes désirs, une liste de mes dépenses, des années et des années d’expérience à me peaufiner un Master en E.A. – Erreur d’Achat –, des pages de Ma to-do list Dressingécrites de ma main et prônant un shopping éclairé…). Pourtant, je continue parfois à acheter n’importe quoi. Ça m’a frappée récemment quand j’ai enfin osé m’avouer que je détestais porter le pull que j’avais acheté pas plus tard qu’en janvier. 

    Il se trouve que c’était les soldes. J’avais beau avoir une wish-list réduite à un seul vêtement (que je venais d’acheter, et qui me ravissait), je me suis dit, faisons un tour chez Ba&sh, juste pour voir. « Juste pour voir » : dès que cette phrase résonne dans la tête, on peut être sûre que l’E.A. guette. Parce qu’il est évident qu’on ne partira pas les mains vides.

    Je sentais bien en essayant que quelque chose n’allait pas, mais je refusais d’écouter la voix de la sagesse qui chuchotait en moi. Ce n’est pas que le vêtement en question, une marinière en cachemire, était moche, c’est juste qu’avec son décolleté large, ses petits boutons sur l’épaule, il fait assez girlie, alors que je suis plutôt marinière stricte. Mais je n’ai pas voulu l’admettre.

    Le pire, c’est que ce pull n’était même pas pas cher. Mais il était malgré tout en promo. L’attrait de la réduction, fut-elle totalement illusoire, c’est là encore la highway directe vers l’E.A. 

    Il y en a d’autres, des incubateurs d’E.A. : acheter un ersatz de ce que l’on désire (comme moi avec mes baskets multiples et variées, alors que je ne rêvais que d’une seule Pierre Hardy) ; commander sur Internet et avoir la flemme de renvoyer ; acheter sans essayer parce qu’on est pressée (encore moi, qui ai attrapé à toute vitesse un pyjama Princesse Tam-Tam sans passer en cabine). Sans oublier le parfois très dispendieux « acheter l’objet dont on a rêvé pendant des années, sans réaliser que ce n’est plus du tout le cas ».

    D’où ma question, à laquelle je n’ai absolument pas répondu : mais pourquoi, malgré ma connaissance encyclopédique de l’E.A., je continue à en faire ???

    Me and the P.M. (for Purchasing Mistake)… A long story that, to make it short, is still ongoing. Which is strange, with all the experience I have in the matter… Anyway, from the “Ok but not so perfect” sweater I bought in January, to all the reasons that always make me fall into the trap of P.M., let’s try to answer (or… not) to the question: why?

    L.G.

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  • 05/19/14--00:30: La citation du lundi
  • Photo Taryn Simon via W Magazine

    A la proposition de présider le jury du Festival de Cannes 2014 :

    "«Oh non ! Mon dieu, c’est impossible ! Et en plus je n’ai rien à me mettre !» 
    Et je le dis sérieusement : j’ai toujours été très embarrassée avec la question de l’habillement."

    Jane Campion (actuellement présidente du jury à Cannes !) à Libération


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    J’ai beaucoup trié dans mon armoire récemment. Et j’ai aussi beaucoup « pas trié ». Parce que c’est difficile de trier, il y a de nombreux obstacles : le « au cas où j’en aurais besoin un jour » (en réalité : jamais), le « c’est une belle pièce tout de même » (sauf si elle ne me met pas en valeur), le « ce n’est pas – encore – moi, mais j’aimerais bien que ce le soit » (mmm, mieux vaut rester soi), ou le « ce n’est plus moi, mais je ne suis pas prête à l’admettre » (il est peut-être temps d’ouvrir les yeux), le « je l’ai payé cher, ça me fend le cœur » (bah oui, mais bon)…

    Le plus compliqué pour moi, ce sont les chaussures, j’en ai trop, je le sais, mais je n’arrive pas à écrémer. Une explication psychologique : j’ai lu un jour qu’il était plus difficile de se débarrasser de ses souliers que d’autres vêtements ou accessoires, parce qu’ils portaient très vite notre marque – celle de nos pieds en l’occurrence. S’en délester, ce serait donc devoir sacrifier un petit bout de soi… Je ne sais pas si c’est vrai. Moi, j’ai plutôt le sentiment que, 1, si une robe se met soudainement à boudiner, c’est plus rarement le cas d’une chaussure, et 2, qu’aucune ballerine ou botte n’a jamais fichu un teint d’endive à quiconque. En 3, je pense que l’on peut vivre en uniforme jean-t-shirt, mais que c’est en changeant ce que l’on a aux pieds qu’on va être casual, habillée, ou tout simplement différente, d’où le désir irrépressible de collectionner les styles. 

    Mon case in point, ce sont toutes ces paires en photo (et encore, j’aurais pu en mettre plus, mais en en sortant certaines, j’ai eu envie de les ré-aimer), pour lesquelles le tri se heurte à toutes mes explications du début : ce sont de belles pièces, je les ai payées cher, elles peuvent me servir à l’occasion, et même si je sais que je ne suis pas une fille à talons, j’ai encore le fantasme de le devenir un jour. Alors, est-ce que je dois me résoudre à faire table rase d’un coup, quitte à le regretter, ou est-ce que je dois plutôt les regarder dormir dans leur tiroir, quitte à ce qu’elles m’enquiquinent ? 

    NB : après avoir écrit ce post, j'ai soufflé un grand coup, et j'ai mis plusieurs paires en vente sur Vide Dressing ici. Let's see…

    There are so many obstacles to sorting out a really really essential wardrobe… The most difficult one? Getting rid of clothes you bought with your own precious money, clothes you find beautiful (even if not on you), clothes that you would love to be you… I find it even more difficult when it comes to shoes. Case in point: those ones on the picture, I just can’t get rid of them. I wish I could, but I can’t. Heeeeelp! 

    L.G.

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  • 05/20/14--22:00: Maquillage

  • Ah, le maquillage et moi. Si j’avais le talent d’un Tolstoï, j’en ferais un roman de 800 pages. Mais tel n’est pas le cas, et j’en suis réduite à vous infliger régulièrement des billets concernant ma relation amour-haine au fond de teint. Un jour peut-être, j’arriverai à tirer un scénario épatant de mes tribulations cosmétiques, un genre de « Quand Harry Rencontre Sally » de la salle de bain. Un mascara reprendra le rôle de Billy Crystal et nous rirons tous beaucoup. Ce jour n’étant pas encore arrivé, il ne vous reste plus qu’à prendre votre mal en patience tandis que j’énumère les produits de maquillage que j’utilise au quotidien.

    J’avais écrit que je n’utilisais plus de maquillage. Il ne s’agissait pas d’un mensonge. Ce qui n’est pas non plus un mensonge, c’est que j’ai chez moi un squatteur de 2 ans et demi qui trouve tordant de ne jamais faire la grasse matinée. Ce qui implique que moi non plus et que, parce que j’ai souvent la faiblesse de ne pas savoir dire non à un troisième épisode de « Veronica Mars » avant de m’endormir, les nuits sont courtes. Et les cernes parfois apparents. Voilà donc pour le premier produit que j’utilise : "un"cover up de RMS Beauty. Cette marque a été développée par une maquilleuse, elle ne contient que des ingrédients naturels, ce qui me va très bien. Le "un" cover up se présente sous forme d’un petit pot. C’est un produit à tout faire. Il camoufle les cernes, et peut se tapoter un peu sur tous les endroits du visage ayant besoin d'être unifiés. La texture est extrêmement crémeuse, ne sèche pas durant la journée. Ce qui convient très bien à ma peau sèche mais n’est peut-être pas adapté aux peaux grasses. Il est peut-être un peu tôt pour parler d’histoire d’amour, mais j’apprécie énormément ce produit, qui ne prend pas de place, se module et se travaille facilement. Certains jours je n’en mets que sous les yeux. D’autres, je suis plus généreuse. 

    Le reste n’a rien de révolutionnaire. Un mascara. Du moment qu’il  ne me cause pas d’allergies, je suis heureuse. Celui-ci est un Clinique, il a une brosse high-tech que j’ai commencé par trouver très agaçante avant de l’adorer. Bien souvent femme varie, bla bla bla. Je n’en mets pas tous les jours. Parfois, je me contente d’un coup de recourbe-cils. Barbare mais efficace. En troisième position, la Terracotta 4 saisons de Guerlain, teinte light. Là aussi un produit à tout faire qui me sert de poudre, blush et même ombre à paupières. Il dure une éternité. Pour finir, un classique, le baume Burt’s Bee pour les lèvres. Je viens de retrouver ce tube au fond d’une valise, à ma grande joie. Du shopping comme je l'aime. 

    Conclusion : je ne peux plus vraiment dire que je ne mets pas de maquillage. Mais à me voir le matin vous ne vous en rendriez pas tant compte que ça. Et vous : maquillage ? pas maquillage ?

    My minimal makeup kit. "un"cover up by RMS Beauty. Love this product, it's super creamy and natural, my dry skin loves it (may not be that great if you are on the greasy side, though). Any mascara that won't cause my eyes to tear up. This one's from Clinique and has a weird wand, but really I'm not particular about mascara. The Terracotta 4 Saisons from Guerlain, that I use for everything (powder, blush, eye color). And then some Burt's Bee lip balm. And that's it.

    J.A.C.



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    Je suis un peu embêtée, car ça peut faire un peu ironique ou putassier de ressortir aujourd’hui cet article découpé dans Elle en 2007. Mais le fait est que cette leçon de mode donnée par Julie Gayet m’a beaucoup influencée, et continue d’énormément me parler. D’ailleurs, elle me guide, à l’heure où je brainstorme pour affiner ma capsule wardrobe (je risque d’avoir besoin bientôt d’alléger mes placards trop remplis… je vous en reparlerai). J’y aime tout : les silhouettes démentes et monochromes de l’actrice, ses accessoires simples et très « quintessence », son rapport apaisé, pragmatique et sensé à la mode… La classe.

    When the name of Julie Gayet was not famous worldwide yet… the actress gave this clever fashion lesson to the French Elle edition. Very chic and very inspiring.


    L.G.









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  • 05/25/14--22:00: La citation du lundi



  • "On n'a jamais assez de cols roulés noirs."

    "You can't own too many black turtleneck sweaters."

    Nora Ephron

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    Tiens tiens, après Julie Gayet… Je viens de retrouver ces deux pages dans mes papiers, découpées à l’époque où existait encore le magazine 20 ans, où l’on payait encore en francs, où l’on envoyait encore des fax, où Carla Bruni était encore une top rigolote, et où elle n’avait pas encore l’air de haïr les journalistes… bref, il y a un bail. Ses petits dessins et ses réponses enjouées la rendent très sympathique, non ?

    L.G.

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  • 05/27/14--22:00: (Working class) heroes



  • Je regarde beaucoup de films d'action en ce moment. En réalité, j'en ai toujours beaucoup regardé. Entre Bergman et un blockbuster, je suis au regret de dire que je cède toujours plutôt aux sirènes du second. L'explication psychanalytique : j'ai été élevée par une mère fan de Stallone et de combats de boxe (et de Bowie et Marcel Proust, mais c'est une autre histoire), et je me souviens encore parfaitement du jour où elle m'a entraînée dans un cinéma de la place de l'Odéon voir "Point Break". Forcément, ça laisse des traces. 

    Il y a plein d'autres bonnes raisons, moins autobiographiques, d'aimer les films d'action. Bruce Willis.  Le premier "Speed" ("Pop quizz, hot shot !"). Jason Bourne. Les méchants vraiment méchants. Les explosions qui font boum. Les bombes à désamorcer (fil bleu ? fil rouge ? fil vert ?). Les guns. Les courses-poursuites. Les fights choréographiés au millimètre près. Et puis, bien sûr, les fringues. Les films d'action sont le paradis du basique, le lieu d'expression le plus formidable de ces vêtements bosseurs que sont le t-shirt, le jean, le marcel, le chino. Parce que, soyons honnêtes, si vous devez sauver le monde, vous avez plutôt envie de le faire dans un t-shirt gris et une bonne paire de Levis qu'en talons hauts. (Sauf si vous êtes Buffy, mais tout le monde n'a pas la chance d'être La Tueuse). Oui, des vêtements durs au labeur, âpres à la tâche, qui n'ont pas peur qu'on les détrempe de sueur. Ils ont été inventés pour ça, ces utilitaires de la garde-robe venus au départ du monde ouvrier, pour être mis à rude épreuve. J'imagine très bien John McClane, le flic de la saga "Die Hard", achetant ses marcels par pack de 3, sans se prendre la tête. Je me demande s'il serait libre pour m'accompagner durant ma prochaine virée shopping...

    Gotta love a hard working basic tee, tank or chino. I mean, what else would you want to wear if you had to save the day?

    J.A.C.

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  • 06/01/14--22:00: La citation du lundi


  • "La simplicité, pour moi, a toujours été l'essence du bon goût."

    "Simplicity, to me, has always been the essence of good taste."

    Cary Grant



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  • 06/06/14--02:30: Icône toi-même !

  • J’en aurais passé des années à être spectatrice des autres. Aimantée par leur chic, leur classe, leur allure, leurs tics vestimentaire. Est-ce comme cela que l’on passe à côté de soi ? C’est la question que je me suis posée il y a un an et qui m’a menée à opérer une « détox d’icônes ». Adieu donc beaux livres, papier glacé et classeurs d’inspiration réels et virtuels. Passée l’ivresse de la libération, j’ai fait un premier bilan en demi-teinte. Dur de faire la peau aux images quand on les a dans la peau. Dur de faire abstraction des idoles quand son métier consiste à s’en nourrir. C’est un peu comme tenter d’arrêter de boire tout en travaillant dans une distillerie de whisky.

    Malgré tout, ma détox a suivi son cours. Avec des rechutes, des pages découpées et fichiers jpeg s’insinuant à nouveaux dans mon ordinateur, mes classeurs. Le plus souvent, pourtant, j’ai fini par jeter ou effacer ces images fraîchement recueillies. En avais-je moins besoin qu’avant ? Peut-être. Et puis, pour dire la vérité, je me sentais moins seule avec mon addiction. Je voyais que mon billet sur le sujet avait trouvé de l’écho chez d’autres (merci Balibulle !), jusqu’à des amis qui m’en parlaient.

    Et aujourd’hui, un an après, où en suis-je ? Je ne vais pas mentir, je consomme encore beaucoup trop d’images. Mais, et cela fait pour moi une grande différence, je le fais en connaissance de cause. Tout comme avec la prise de conscience de ma surconsommation de vêtements il y a quelques années, je vois bien aujourd’hui que cette compilation effrénée d’icônes, de silhouettes, est un moyen de combler – quoi ? un vide ? une inquiétude ? une peur de ne pas être assez bien, à la hauteur ? A la hauteur de quoi, d’ailleurs ?

    Voilà peut-être ce que j’ai retiré de plus précieux de cette détox : la certitude que j’en avais assez de sauter sur place afin d’atteindre un impossible piédestal. Et j’ai commencé à utiliser les images de manière différente, utilitaire. En me disant que si je bloquais sur un portrait de Sade, c’était peut-être aussi parce que je rêvais de me racheter un 501 (ce que j’ai fait). Ou que si j’avais ré-enregistré une certaine série mode d’un « Vogue » sur mon ordi, c’est parce que je rêve de trouver enfin mon parfait col roulé hivernal. Bref, de désirs identitaires inaccessibles, j’ai commencé à faire une wish-list pragmatique.

    Et puis, corrélat un peu « Narcissa » - mais je crois que tenir un blog à la première personne classe d’emblée et dans les grandes largeurs dans la catégorie « Narcissa » -, j’ai eu envie à nouveau de me regarder. De m’inspirer… moi-même. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même (encore une phrase de Narcissa), je me suis inspirée d’un conseil de notre « to-do list dressing » et me suis replongée dans mes archives photos. Un voyage dans le temps pas inintéressant. Les jeans droits, les chemises blanches, les cols roulés, tous ces trucs que j’admirais sur les instantanés d’autres femmes, ils sont là, sur ces clichés de moi. J’y ai trouvé aussi des touches de fantaisie (un foulard imprimé, une chemise colorée) qui m’ont donné envie de renouer avec ce « moi » plus pop. Au fond, je sais depuis toujours ce que j’aime, ce que je cherche. Il est juste temps d’arrêter de regarder ailleurs pour pouvoir m’en rendre compte.

    J.A.C.



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  • 06/09/14--00:30: La citation du lundi


  • "Une règle simple : quand une envie naît soudainement, c'est qu'elle n'est pas nécessaire. Ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que chaque fois que l'on achète, on déclenche une envie d'avoir plus : on craque sur une robe, puis on veut les escarpins pour aller avec et ainsi de suite. La réflexion est la clé. Il ne faut pas hésiter à dresser une liste détaillée de ses besoins. Je ne fais du shopping que deux fois par an, j'ai donc six mois pour y réfléchir !"

    Béa Johnson (auteur du livre "Zéro déchet" et du blog Zero Waste Home) dans le magazine "Be"


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  • 06/12/14--06:23: Club sandwich


  • Un peu d'inspiration pour votre armoire essentielle.

    "How Often Do You Wash Your Clothes"(en anglais) : Grechen de  Grechen's Closet s'interroge sur la fréquence du lavage des vêtements et son impact environnemental.

    • Sur le blog Miss Minimalist, un joli témoignage d'une mère célibataire qui a simplifié sa vie en simplifiant sa garde-robe (en anglais).

    "Bon, ben j'arrête": Marie, aka Une Chic Fille, a décidé qu'elle n'en pouvait plus des magazines dits féminins. Je crois qu'elle n'est pas la seule.

    • Janet du blog The Gardener's Cottage a le chic pour parler avec humour de sa quête de simplicité. Plusieurs billets à découvrir : "Small Wardrobe" (à propos de sa capsule wardrobe), "Having Just Enough"(ou comment pratiquer la gratitude), et sa recette 100% naturelle pour rattraper une chemise blanche (testée et approuvée).

    "Soigner son grimage de marque": rétrospective de maquillages de légende par Libé Next.

    • KEANU FOREVER. "Speed" fête ses 20 ans. Pour l'occasion, Entertainment Weekly publie un entretien  passionnant avec le scénariste du film Graham Yost. Où il est question de répliques cultes, de Joss Whedon et de bus en folie. Enjoy.


    Some inspiration for your essential wardrobe (and then some). Some of it in English, some of it in French.

    J.A.C.



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  • 06/12/14--22:00: Le sac en toile

  • Quand  le soleil revient, je trouve que les sacs à mains classiques, ceux que j'aime en temps normal pour leur belle solidité, leurs zips, leurs poches intérieures pratiques, leurs anses ou bandoulières robustes, eh bien je les trouve soudain patauds, encombrants, malhabiles à retranscrire la légèreté des jours qui s'étirent enfin, des matins où il fait bon se lever, des Perrier tranche en terrasse. J'ai récemment lu une interview de l'ancien mannequin brésilien Vera Valdez, favorite de Coco Chanel à l'époque de son grand retour dans les années 60, et elle avait cette phrase formidable : "Rien ne doit peser dans l'existence, pas même un sac à main." Mince, que j'aurais aimé trouver une telle formule. Enfin, quoiqu'il en soit, c'est exactement mon sentiment à l'arrivée du soleil : plus rien ne doit peser. C'est là qu'entrent en scène mes sacs de toile. J'aime qu'ils soient les plus simples possible, deux carrés cousus entre eux avec deux anses. Je ne suis pas contre les motifs. J'en profite pour alléger au maximum ce que je transporte avec moi. Une mini-trousse "S.O.S." (Doliprane, baume pour les lèvres, mouchoirs), un portefeuille, un étui à lunettes, clés, téléphone, basta cosi. Le mieux, dans l'histoire, c'est que ces sacs peuvent se mettre à la machine. Un coup de fer, et hop, prêts à repartir. Si tout était aussi simple dans la vie.

    Sunny days are upon us again (when it's not pouring rain, that is). It's that time of the year when I start to dislike what I usually like in my go-to bags (their closures, sturdiness, inside compartments etc) and switch to simple cotton or canvas tote bag. The simpler, the better. I'm not against a quirky print, though. And I love that those bags can be tossed in the wash.

    J.A.C.



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  • 06/15/14--22:00: La citation du lundi
  • Photo via Real Simple

    "Je porte toujours une chemise en pur coton sur la plage."

    "I always wear a pure coton shirt on the beach".

    Linda Rodin, fondatrice de RODIN



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  • 06/16/14--22:00: Josh
  • Josh Charles dans "Bird People" de Pascale Ferran

    Josh. C'est parfait, ça, comme prénom de "boy next door", non ? Ni trop niais, ni trop bouseux, ni trop exotique. Un prénom qui passe sur la langue avec facilité. Trop lisse ? Il faut se méfier de l'eau qui dort. Dans mes premières envolées lyriques d'adolescente, j'ai fait la connaissance de Josh. Il faisait partie de l'escouade de jeunes espoirs masculins formant "Le cercle des poètes disparus". Dans mon lycée, où je m'ennuyais ferme et rêvais d'exaltations romanesques, nous ne parlions plus que de ça, de ce film que l'on trouvait "vachement juste". Avec mon amie Antoinette nous sommes allées au moins le voir trois ou quatre fois. On se répétait les dialogues par coeur. On inscrivait "Carpe Diem" au Tip-Ex sur son sac à dos Eastpak. Je me souviens encore d'une dispute épique avec ma mère qui avait, elle, trouvé le film "démago". J'ai je crois quitté la pièce en claquant la porte et balançant un "Mais tu comprend vraiment rien" meurtri. Au fond, ma mère avait dû très bien comprendre que ce qui me plaisait dans ce film, c'étaient tous ces beaux gosses dans leur pensionnat posh. En somme, j'en pinçais pour Josh.

    Après, Josh et moi nous sommes perdus de vue, mais avec lui était née ma conviction que les garçons sans histoires sont les plus passionnants. Ceux qui ont le plus à révéler. Ceux qui vont surprendre. Ceux qui vont savoir aimer. Josh m'a épargnée du mythe du bad boy. J'avais envie qu'on me traite bien, pas de courir après un bourreau des coeurs. Il y a quelques temps, j'ai revu Josh. Dans une série que j'aime profondément pour sa manière d'être majeure sans la ramener : "En analyse". Josh y était la moitié d'un couple en pleine crise, se délitant sous le regard velours de Gabriel Byrne. Bel endroit pour des retrouvailles et la redécouverte de son charme discret, durable. L'eau qui dort, encore. Mon crush était réactivé, j'ai enchaîné sur une autre série classieuse s, "The Good Wife". Josh y était tel qu'en lui-même. Epatant.

    Vous voyez où je veux en venir ? Oui, j'ai vu "Bird People" de Pascale Ferran. Oui, ce film m'a prise à revers avec sa narration éparpillée et bizarre, ses allers-retours, et m'a fait m'envoler, à tous les sens du terme. Mais, surtout, avec sa manière de capter ses protagonistes pour ne jamais les lâcher, il m'a rappelé à quel point c'est poignant de retrouver un visage que l'on suit depuis des années, un visage familier, qu'on a aimé ailleurs, et de le retrouver mis à nu, cru, traversé d'émotions, vieilli (embelli ?) par les années. Josh dans sa chambre d'hôtel en bordure d'aéroport, entre burn-out, décalage horaire et ultra-moderne solitude, ce sera donc une de mes plus belles images de l'année (avec celle-ci, bien sûr). Le rappel aussi que ce sont souvent ceux qui font le moins de bruit qui nous touchent le plus.


    Josh Charles is one of those talents that are busy being talented and not tweeting about themselves so you perpetually forget how good they are. So if you missed Josh Charles being talented on two very classy TV shows ("In Treatment" and The Good Wife"), go see him in the lovely and intriguing movie "Bird People" by Pascale Ferran. Really. Oh, and I've had a crush on him since, forever (and my teenage obsession with "Dead Poet's Society", obviously).

    J.A.C.


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  • 06/18/14--03:00: The One

  • Quand je l'ai acheté, mon premier achat après quatre mois d'abstinence absolue du portefeuille, j'ai ressenti un truc bizarre. Une sensation de doute intense mêlé de certitude absolue. Je venais de commettre une erreur d'achat monumentale... ou de trouver mon Graal. Ce jean, j'y avais pensé, je l'avais médité, je lui avais tourné autour. J'ai fini par céder. Il est parfait, c'est à dire parfait pour moi. La jambe droite. La taille plutôt haute. Le profil bas. Je l'ai mis quasiment tous les jours depuis qu'il est entré dans ma vie. Comme quoi, frôler l'erreur d'achat peut parfois friser au génie (le sens de la mesure, toujours !). Un bout de tissu, ce n'est pas grand chose. Celui-là m'a fait réviser plein d'idées que j'avais sur les achats, les listes (il n'était pas sur la mienne, et pourtant...), sur mon style. Il m'a décrispée, a bousculé mes envies, ma notion d'essentiels. Avec lui, j'ai eu envie de choses moins minimales, de couleurs, de fleurs. J'ai fait de nouveaux achats, inattendus, réussis. Le 501 m'a fait prendre un virage à 360°...

    My new beloved vintage 501. Challenging everything I thought I knew about shopping for the perfect item and my own personal style. Just what a great item should do.

    J.A.C.







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