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  • 01/27/14--00:30: La citation du lundi

  • "Proposer chaque saison du neuf incite à la surconsommation, mais Andreas [son mari] a raison : « Buy less, choose well. » Achetez moins souvent mais choisissez des pièces de qualité, que vous garderez toute une vie."


    Vivienne Westwood dans le magazine "Elle"



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    J’ai déjà eu l’occasion de le dire et même de le redire : déménager il y a quelques mois m’a permis de réorganiser mes rangements en repartant de zéro. Et ça m’a fait du bien ! Le principal chambardement a été de troquer mes tringles, qui étaient en évidence dans ma chambre, contre de grandes armoires fermées (des lockers, dont j’ai déjà chanté ici les louanges). Et ensuite, d’y organiser vêtements et accessoires de la manière la plus rationnelle et la plus accessible possible (quitte à ce que mon homme me traite de psychopathe. Qu'importe, j'assume.).


    J’avais deux exigences :


    1 : m’épargner la rotation saisonnière, donc faire en sorte que les vêtements été et hiver soient présents en même temps.


     2 : que ce soit plutôt joli, avec des cintres assortis, des boîtes assorties et des tiroirs assortis.   



    - Suspendues : les robes que je suis susceptibles de mettre au quotidien. Celles qui ne se portent que l’été sont vers la droite, celles que je porte en ce moment (hiver) vers la gauche. 

    - Et suspendues tout à gauche, les jupes, divisées en deux saisons, là encore (heureusement, j'en possède moins).


    - En haut, les piles de pantalons, « vrais » pantalons à gauche, jeans au milieu et à droite.


    - Tout en bas, des boîtes en tissu. La première comprend les lunettes de soleil et les ceintures. La seconde les écharpes, les foulards et les gants. La troisième les pyjamas et chemises de nuit.





    - Suspendus, les vestes et les manteaux, en partant du plus léger à droite (blazers) jusqu’au plus chaud à gauche (fourrure !). Au milieu : les trenchs. A l'extrémité droite, il y a les gilets, du plus au moins oversize.

    - En haut, tout à gauche, une pile de chemisiers et chemises, manches courtes en-dessous, manches longues au-dessus. Ensuite, une pile de t-shirts manches longues et de marinières. Puis une pile de pulls pas trop chauds. Et tout à droite, une pile de pulls bien bien chauds !



    - Tout en bas, des tiroirs en plastique. Ils servent à classer les sous-vêtements, les chaussettes et les tricots de corps (je suis une vraie granny en-dessous, je porte systématiquement des tricots de corps).





    - Suspendus dans ce casier très étroit, les sacs à main que je n’utilise pas en ce moment.


    - En haut, une pile de t-shirts d’été à manches courtes.






    - Des tiroirs en plastique qui comprennent chacun plusieurs paires de chaussures. J’ai collé des étiquettes avec le nom et la marque de chacune, mais j’avoue que je connais par cœur l’emplacement de chaque paire ;)




     


    - Posé sur l’une des armoires, un grand bac en plastique dans lequel sont consignées les tenues que je ne porte qu’en vacances. Shorts, grandes robes… C’est là que je pioche lorsque je dois faire ma valise. J'avoue que je triche un peu : on y trouve aussi quelques vêtements que je peux mettre au quotidien mais qui sont très connotés été, et que j'ai donc choisi d'exiler un peu cet hiver. Les deux boîtes en tissu concernent mes filles, j’y range les vêtements de la saison précédente.





    - Sur le chemin de la salle de bain, un tableau aimanté pour accrocher les colliers et les attraper rapidement. Les bracelets, eux, ne sont pas loin, dans une boîte posée sur une étagère au milieu de mes crèmes, parce que je choisis mes bijoux au moment où je me prépare. Pratique, logique ! Résolument mon mantra du moment.


    Pictures (and a few explanations) about how I reorganized my wardrobe…


    L.G.


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  • 02/02/14--22:00: La citation du lundi


  • "J'ai sans doute besoin d'un styliste, c'est juste que je n'en ai pas envie. Je n'aime pas qu'on me dise comment m'habiller."

    "I probably should use a stylist, it's just that I don't want to. I don't like being told how to dress."

    Lena Dunham 




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    Jane Birkin, naturellement sans push-up

    Je vais blâmer Jeanne-Aurore pour ce post. C’est elle qui m’a soutenu que si, je pouvais oser mon projet de post intitulé « Pourquoi j’ai arrêté les push-up », que si, c’était intéressant, et que si, je saurai le traiter avec dignité !

    Donc voilà : c’est tout bête mais j’ai arrêté les push-up (les soutien-gorge, pas les pompes ;)). 

    Explications. Mon grave souci, dans la vie, c’est d’être constituée, en gros, façon Jane Birkin en haut, mais Marilyn Monroe en bas, c’est-à-dire petite poitrine et hanches larges. Exactement l’inverse de ce dont une fille a envie. D’où, pour rééquilibrer ma silhouette, un usage quotidien des push-up.

    En France, on est assez frileux avec les push-up, par exemple, chez Princesse Tam-Tam, le rembourrage est quasi inexistant (il est même amovible : on peut le retirer !). J’ai essayé les Wonderbra : ils ne me vont pas. Du coup, j’ai pris l’habitude d’acheter mes soutien-gorge chez Victoria’s Secret, aux US, parce que là-bas on n’a pas peur de l’exagération XXL, le moindre modèle est renforcé d’un matelas bien épais.  

    Mais il y a eu plusieurs micro faits :

    1, ma copine Laetitia, qui est dessinatrice de lingerie, et à qui j’écrivais que je faisais, la honte, un 85A, m’a répondu « Ah bon, je croyais que tu faisais du B. » Gentiment, elle concluait par « Vive les push-up ! », mais ça m’a un peu donné l’impression de passer ma vie à mentir. 

    2, un ami me parlait, et pour appuyer ce qu’il avait à dire… il m’a appuyé sur le haut du torse (!), et est tombé pile sur mon push-up. J’ai senti son doigt qui s’enfonçait dans une grosse masse de vide et de mousse et je me suis dit « Gloups »…

    3, je me suis mise à être plus à l’aise avec mon image au naturel (= habillée normalement, voire même, soyons fous, en baskets, et sans trop de maquillage), et finalement à avoir envie de poursuivre sur cette lancée. D’être plus en accord avec moi-même, plus fidèle à mon moi en « vrai ».

    Et c’est comme ça que du jour au lendemain j’ai arrêté les push-up, pour me rabattre sur des modèles au fini plus naturel. En plein hiver : c’est toujours plus compliqué, l’hiver, parce que l’été, une petite poitrine sous un t-shirt loose, c’est joli, c’est sexy, mais l’hiver, une petite poitrine sous des gros pulls, ça tombe juste raplapla.

    Mais tant pis. Certaines filles n’ont qu’une icône pour elle : Jane Birkin, ou Marylin. Moi, j’ai la chance d’en avoir deux rien que pour moi. On se console comme on peut ;)

    Why I stopped wearing push-up, even though I’m a Jane Birkin on top and a Marilyn Monroe at the bottom! 

    L.G.

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    Une gourou japonaise à cheveux roses, du coton, des grands classiques de la parapharmacie :
    mon nouveau kit cosmétique ultra-simplifié



    «  Si vous voulez une belle peau, ayez le courage d’utiliser moins de produits. »

    C’est en décembre dernier que je tombe sur cette phrase dans « The Japanese Skincare Revolution » de Chizu Saeki, feuilleté dans la librairie japonaise de mon quartier. J'ignore tout de cette gourou cosmétique japonaise, l’ouvrage en question, truffé de diagrammes me semble imbitable, mais je l’achète, juste pour cette phrase qui fait, instantanément, tilt.

    Il faut dire qu’en décembre 2013, je sors d’une année de guerre avec ma peau. Mon épiderme, ma bataille. Janvier 2013 a commencé par un énorme burn out. Ma peau, épuisée, disait stop et me forçait, malgré moi, à adopter un régime radicalement minimal. Démaquillage à l’eau micellaire, hydratation basique de chez basique avec la crème pour peaux intolérantes Avène. Et c’est tout. Pendant plusieurs mois, je m’y suis tenue, ma peau a aimé. Et puis, rapidement, la compulsive en moi a repris le dessus. J’ai recommencé les achats impulsifs, cédé au nettoyage façon millefeuille => réaction horrifiée de mon mari : « Mais tu vas t’irriter la peau à la nettoyer comme ! ». => Moi : « Pfff, t’y connais rien ». => Résultat = rougeurs, peau qui tiraille, éruption d’imperfections. Au lieu de revenir à ma routine basique, je m’entête. Fuck le bon sens ! Je joue la rebelle et continue à me décaper l’épiderme.

    Et puis, décembre 2013, cette phrase qui fait tilt.

    Je rentre chez moi et benne tous les produits accumulé depuis des mois. 

    Depuis, voilà tout ce que je fais et ne fais plus.

    Plus de nettoyage agressif Pour le soir, j’adopte la gestuelle d’Isabelle Bellis découverte dans cette vidéo : démaquillage au lait émulsionné à l’eau tiède, pshitt d’eau thermale, lotion, puis crème ultra-nutritive. Idem le matin, un simple coton imbibé de lotion pour réveiller la peau, puis re-crème et c’est tout. C’est aussi un peu l’idée de ma gourou japonaise, qui affirme que ce qui compte est moins d’adopter un protocole compliqué et des soins de marques très chers, que de se montrer douce avec soi-même et de procéder à quelques gestes, simples, soft et surtout auxquels on se tient avec régularité. Bref, peu mais mieux, et sur le long terme.

    • Du coup, plus de fond de teint Ma peau n’a plus besoin d’être camouflée puisque, pour la première fois de toute ma vie, elle ne tire plus, n’a plus de rougeur, plus d’imperfections. Je me contente d’un protocole basique : anti-cernes, mascara, poudre et basta. Là aussi ma peau semble apprécier la légèreté et moi je ne cours plus tous les Sephora de France en quête du makeup qui va me promettre une peau parfaite.

    • M'écouter Comme ce jour où j'ai instinctivement acheté une crème nutritive, moi qui insistais pour les textures light et la croyance que mon épiderme était mixte. Eh bien non, il a besoin d'être sur-nourri, et du jour où je l'ai fait, exit les imperfections. La peau parle, on ne l'écoute jamais assez.

     Mais, mais, mais... Comme on ne se refait pas, et malgré son efficacité bluffante, ma nouvelle routine met à rude épreuve la compulsive que je suis qui a toujours été en quête de la crème idéale, du fond de teint génial. Bref, qui cherche toujours une occasion de se départir de son argent durement gagné dans l’espoir de ressembler à Christy Turlington. Du coup, je repense très fort à ce vendeur, croisé sur le stand d’une grande marque cosmétique il y a très longtemps, à qui je voulais à tout prix acheter un fond de teint pour masquer mes rougeurs et qui m’avait conseillé, à la place, d’adopter un démaquillage très doux et de l’hydratation. Je ne suis pas sûre que j’avais suivi son avis plein de bon sens (je suis même sûre que je ne l'ai pas fait). Mais aujourd’hui je repense à ce monsieur qui m’incitait à la douceur et au bon sens plutôt qu’au camouflage et j’essaye de suivre, avec plein d’années de retard, sa directive.


     The beauty routine that radically changed my skin: doing as little as possible, being as kind as possible, using a minimum of super basic products.


    J.A.C.



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    Marilyn, dans une jupe que j'adore

    J’ai beau passer par de longues phases durant lesquelles je ne m’imagine plus autrement qu’en jean, je reste une fille à jupe, envers et contre tout. Et cela, malgré la réputation que se traîne la jupe de n’être pas pratique au quotidien, et l’habitude qu’elle a de se voir reléguée aux occasions spéciales.


    - En réalité, plus qu’à la jupe, je suis accro à la robe, anti-casse-tête par excellence : on l’attrape, on l’enfile, et c’est tout. Pas de question de haut à assortir : moi qui ai tendance à tout compliquer, ça me facilite sacrément la vie.

    - Je suis un peu old school aux entournures : il y a ancrée, dans mon subconscient, l’idée qu’une fille, ça porte des jupes, pas des pantalons. C’est un fait, même si la féministe en moi trépigne quand j’écris ça.

    - Et puis, je ne me sens pas spécialement sexy ni élégante ni apprêtée ni quoi que ce soit en jupe. Aucun problème donc pour en mettre même quand je ne sors pas le nez de la maison.

    - Meg Ryan dans Vous avez un message ;)

    - Un argument de mémère : l’hiver, la jupe me permet de mettre, dessous, mes collants de contention, qui activent la circulation dans les jambes. Un sacré sine qua non pour la sédentaire que je suis, assise des journées entières devant son ordi.

    - Et l’été, les jupes jusqu’aux pieds que je porte en intérieur me donnent l’impression de lounger autour d’une piscine à Bali. Même si la comparaison s’arrête là. 

    - J’aime sentir un vent frais sur les mollets l’hiver. 

    - C’est triste à dire, mais la mode du slim serre les cuisses. Et comme en matière de pantalon, j’ai tendance à n’aimer que les slims, et à honnir les « boyfriends »… Au moins, en jupe, je n’ai pas l’impression que mes cuissots ne demandent qu’à exploser dans mon denim.

    - En jupe, je suis aussi plus souple qu’en jean. Pour moi qui vais beaucoup au cinéma et aime m’y installer en position du lotus, c’est capital.

    - J’adore l’allure so Parisienne du combo skinny-boots, mais force est de constater qu’il y en a à tous les coins de rue. Alors que la jupe est plus inhabituelle. Surtout de la manière dont je l’aime : très minimaliste, très nineties.

    - Justement : il y en avait partout lorsque j’ai commencé à aimer vraiment la mode dans les années 90. Et comme vous savez qu’on reste toujours fidèle au style qui nous a fait aimer le style… 

    - Et puis ça va très bien avec mes hanches Marilyn ;)

    Though I regularly travel long periods of wearing jeans only… I definitely remain a skirt-loving girl. Here’s why!

    L.G.

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    Chère Armoire,

    Toi et moi, il faut que l’on se parle.

    Je sais que notre relation, depuis quelques temps, ce n’est pas tout à fait ça. Que je t’en ai fait baver avec mes tris, me rechutes, mes détoxs plus ou moins réussies. Tu m’en veux ? Je sais que c’est dur pour toi, tout ça, mais je t’assure, c’est pour ton bien, notre bien à toutes les deux.

    En ce moment, je vois bien que tu fais la tête. Que tu te tu trouves un peu vide, que tu ne vois pas où je veux en venir avec ce portant réduit à une sélection réduite de maille, jeans et t-shirts. Que ma mini collection de chaussures, tu la trouves vraiment trop mini. Je ne te cache pas que moi aussi, quand j’ouvre tes portes le matin, j’ai comme un doute. Non pas sur le principe d’une sélection resserrée, car je sais que c’est quand j’ai peu que je m’habille le mieux. Non, ce qui me chiffonne c’est que, malgré le désencombrement drastique, malgré l’arrêt des achats impu/compu/lsifs, tu ne renferme toujours pas une garde-robe absolument aimée, absolument fidèle à mes besoins et envies. Mes jeans ? Aucun n’est réellement parfait, que ce soit en terme de couleur, matière, coupe – et pourtant c’est la base de mon uniforme au quotidien. Mes mailles? Une seule que j’aime d’amour. Bref, ma chère Armoire, j’ai réussi à te transformer en capsule wardrobe, mais pas celle de mes rêves.

    Ce qui m’amène à ma proposition d’aujourd’hui. Rassure-toi, rien de compliqué, rien de radical, car toi et moi, je pense qu’aujourd’hui nous avons besoin de douceur et de simplicité. Non, ce que je veux te proposer, c’est tout simplement de repartir de zéro. Comme si tu étais une feuille blanche, comme si je n’avais jamais été une acheteuse compulsive, comme si tes rayonnages vides n’étaient pas un appel à rechuter dans l’achat massif mais une incitation à se composer, de manière raisonnée et gourmande, ma capsule wardrobe idéale.

    Tu aimes l’idée ? Normal, elle vient de Laure, comme toujours les bonnes idées. La semaine dernière, je lui parlais de toi et moi, de nos difficultés, de tes portants et rayonnages vides. Au lieu d’y voir un problème, voici ce qu’elle m’a dit : « J'adorerais avoir cette possibilité de construire une garde-robe d'essentiels que j'aime, je me dirais : un jean, un jean noir, une marinière, une chemise, un débardeur. 10-15 pièces, quoi, et basta. »


    Alors, suivant l’idée de Laure, je te propose toi et moi de réinventer notre relation et de tenter, cette année, une expérience « Armoire 2.0. ».


    Mes envies et principes pour cette expérience :

    1 / Pour commencer, faire avec ton imperfection et tes manques. Tu n’es pas idéale ? Tant mieux. Grâce à cela, je vais peut-être enfin avoir l’occasion de réfléchir en profondeur à mes besoins, à ce qui marche, ne marche pas. Je veux prendre ce temps de la méditation, apprendre de mes frustrations. Un exercice zen, en somme ;-)

    2/ Ensuite, remplacer, racheter mais petit à petit. J’ai envie de retrouver le plaisir de savourer l’achat. Comme lorsque j’avais un budget limité d’étudiante et que m’offrir une nouvelle paire de Converse représentait un événement jouissif. En 2014, n’auront donc le droit de venir s’installer chez toi que des pièces dont j’aurai identifié qu’elles couvrent un manque ou viennent remplacer une pièce imparfaite.

    3/ Enfin, me concentrer sur des « pièces-quintessence ». Au cours de mes multiples détox et « re-tox», j’ai bien sûr testé toutes les identités. Mais aujourd’hui, je sais qui je suis. Qu’une Nike Air me correspond mieux qu’un escarpin. Que ma référence de style absolu restera à tout jamais Carolyn Bessette Kennedy et ses cols roulés et jeans tout simples. Que j’en reviens toujours à une palette de coloris neutres. Bref, que je suis très barbante.

    Voilà, grosso modo, le projet. Qu’en dis-tu, chère Armoire ? On se lance ?

    xoxo Jeanne-Aurore

    Dear Wardrobe, we purged, we streamlined, we decluttered most of what was on your shelves and hanging rod. And still, you're not that ideal. So I'm declaring 2014 the year of my "Wardrobe 2.0." project. The idea? First, learning from making do with your tiny, non-ideal selection. Then, replace and buy to make you more desirable, but only by making necessary and quintessential purchases and keeping the principle of a tiny wardrobe. 




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    Mon armoire…
    En bas, ma routine du matin, en haut, ma routine du soir (dans les boîtes de thé, je range les cotons à démaquiller ;))


    La question de Jeanne-Aurore"Je viens de me livrer à une détox cosmétique qui a radicalement changé ma peau et mis un frein à mes achats compulsifs de produits de soin et maquillage. Mais toi, Laure, tu sembles depuis toujours avoir adopté une attitude très simple, saine et distanciée vis-à-vis de la cosméto. J'aimerais en savoir plus sur ta routine, ton approche et tes produits culte, histoire d'être encouragée dans ma nouvelle direction "peu, c'est mieux"."


    La réponse de Laure C’est vrai que je suis plutôt une low maintenance girl, assez paresseuse, qui a juste envie que la préparation du matin aille vite. En même temps, je n’aime pas apparaître fatiguée, terne, négligée, et comme je n’ai pas une peau parfaite au naturel… je suis quand même obligée de réfléchir un peu à ce que je fais ! En plus, je déteste l’idée de vieillir (enfin… d’avoir l’air vieille), du coup, je suis très pro-crèmes anti-rides, même si je ne suis pas sûre de leur efficacité réelle. Je suis aussi assez curieuse de nouveaux produits, et je peux avoir des crises très girlies (lire un magazine et me dire : « Oh là là, il me faut absolument un crayon à sourcils »). Bref, j’ai une routine hyper rapide mais très pensée, et qui varie au fil des découvertes et de l’inspiration. 


    Mes principes :

    - Mes parents, mes grands-parents m’ont appris à finir mon assiette, ça m’a marquée, donc je finis toujours mes pots de crème. Je n’en rachète jamais avant d’avoir épuisé la dernière goutte (quitte à devoir ouvrir, découper, lacérer le tube ou le flacon). Et je ne supporte pas de collectionner les produits inutiles dans ma salle de bain : ça m’angoisse.

    - Je ne reste pas vraiment fidèle à des produits précis, car je suis toujours excitée par la nouveauté, mais je tourne systématiquement autour des mêmes marques, chez lesquelles je vais chercher un type de produit (un lait démaquillant, une crème de jour, un sérum de nuit etc…). Mes basiques : Nuxe, Caudalie, Sanoflore, Burt’s Bees quand je suis aux Etats-Unis, et les marques de dermato comme Avene, La Roche Posay etc…  

    - Rien n’est cher dans ce que j’achète, je prends tout au Monoprix lorsque je fais les courses pour la maison (ce que tu appelles mon « bon sens terrien » !), je ne suis absolument pas intéressée par la marque de niche qui vient d’Australie et qui coûte un bras, et je me crispe dès qu’une conseillère essaie de venir me conseiller (= dans ma tête, me vendre un truc dont je n’ai pas impérativement besoin). 


    Ma routine au quotidien :

    Le matin, je me nettoie le visage dans la douche avec une mousse nettoyante, puis j’enchaîne avec un pschitt de tonique, un sérum de jour et une CC Crème. Ensuite je n’ai plus qu’à mettre une mini touche d’anticernes et un coup de blush et I’m good to go

    Le soir, je me démaquille systématiquement avec un lait démaquillant, une eau micellaire et plein plein d’eau du robinet (il paraît que ce n’est pas bon, toute cette eau matin et soir, mais je ne peux pas m’en empêcher, sinon j’ai l’impression d’être sale). Ensuite : sérum de nuit et crème de nuit.

    Et toute la journée, même la nuit (!), je me tartine les lèvres de baume nutritif.


    De temps en temps… un gel exfoliant visage que j’utilise dans la douche pendant que je laisse poser mon baume après-shampoing. Et une fois tous les six mois, je réussis à me motiver pour me faire un vrai masque.


    Quand je sors… je zappe la CC Crème, pas assez couvrante, donc après le sérum, je mets un peu de crème de jour, pour ne pas avoir la peau qui tiraille, et je passe au fond de teint. Puis anticernes, blush, mascara, parfois du fard sur les yeux. En réalité, j’adorerais me maquiller plus, mais à chaque fois je me dis : « Pfff, à quoi bon. »  


    En vacances… pas question de trimballer autant de produits, donc ma crème Embryolisse me sert matin et soir, suivie le matin de la CC Crème, de l’anticernes et du blush.


    En cas de bouton… j’ai une peau qui adore bourgeonner, surtout aux retours de vacances. Quand il n’y a qu’un ou deux boutons, je tamponne un peu de « Concentré bi-phase anti-imperfections » de Liérac dessus avant d’aller dormir (hyper efficace, mais embêtant lorsque tu ne vis pas seule… puisque ça te fait une marque blanche façon Typex sur chaque bouton !). Mais si c’est toute une zone, je passe un coton d’Eau Précieuse (j’adore l’Eau Précieuse, ça me donne l’impression d’avoir encore seize ans) et j’applique la crème Effaclar K de La Roche Posay. Attention : j’ai remarqué que dès que ça allait mieux, au bout de quelques jours, mieux valait arrêter ces produits asséchants, sinon la peau se déshydrate, et les boutons reviennent au centuple.


    Mes produits cultes :

    - La Créaline H2O de Bioderma pour le démaquillage
    - La Véritable Eau Florale de Sanoflore après la douche
    - La CC Crème d’Erborian pour le teint au quotidien
    - Le Sleeping BB Mask d’Erborian, que je pose comme une crème de nuit le week-end : il est bluffant
    - Le lait-crème concentré Embryolisse pendant les vacances 
    - Le Rosebud Salve de Smith, le baume lèvres Rêve de Miel de Nuxe et l’Homéoplasmine de Boiron sur les lèvres
    - L’Eau Précieuse en cas de bouton


    Mes coups de cœur du moment :

    - Le Fake Up de Benefit, un anticernes qui se présente comme un rouge à lèvres
    - L’Eau de Teint Nude Magique de L’Oréal, un fond de teint qui glisse super bien



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    C'est la voie à suivre. Car j’en ai acheté très peu, en fait, donc hormis ceux-là, il n’a dû y avoir que quelques paires de baskets (plusieurs, mais pas The One, celle qui se suffirait à elle-même… exactement l’erreur à éviter en 2014).


    Ceux que je porte absolument tous les jours : La montre que m’a offert ma mamanMon étole en cachemire gris ardoiseMon porte-monnaie très coloré (pour info : je l’ai acheté chez & Other Stories, une marque que je ne recommanderais pas du tout, si ce n’est pour les petits accessoires, plutôt inspirés et bien faits.) Ceux que je porte très très très souvent : Mon grand sac à main gris perleMes CreepersMes Vans à damiers.

    6 accessories I clearly don’t regret buying in 2013…

    L.G.

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  • 02/17/14--00:30: La citation du lundi
  • Photo via le blog Sweet Details

    "Mes parents possédaient un grand magasin de vêtements. (…) Avant chaque rentrée des classes, ma mère me disait : « Choisis ce qui te fait plaisir ! » La première fois, j’ai dû sélectionner une douzaine de trucs. Je me revois encore dans les cabines d’essayage, toute excitée ! Puis elle m’a dit : « Maintenant, tu n’en gardes que quatre. » Je voulais tout mais elle est restée ferme. Alors j’ai vu les vêtements d’un autre œil. Ce qui va avec quoi, et comment ça s’assortit. Aujourd’hui encore, je peux acheter un tailleur Chanel ou un t-shirt H&M, et à chaque fois me demander : de quelle manière vais-je le porter, combien de fois ? Que ce soit cent ou mille euros, je réfléchis, je ne jette pas l’argent par les fenêtres." 

    La socialite Lynn Wyatt dans Next

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    Cela n’est pas flagrant à la lecture de notre blog, mais je suis passionnée de littérature enfantine et dans mon autre vie, celle où je ne parle pas de manière obsessionnelle de ma garde-robe, j'écris parfois des articles à ce sujet. Aujourd’hui, je savoure d’avoir un lecteur de deux ans et demi à la maison qui partage cet enthousiasme. Bon, ok, nous ne sommes pas toujours d’accord. Certains héros, comme Tchoupi ou Petit Ours Brun, le mettent en transe tandis qu’ils me font périr d’ennui. Mais un nom arrive à nous mettre d’accord : Arnold Lobel, l’auteur américain d’ouvrages cultes tels que « Porculus », « Hulul » ou « 7 histoires de souris » (tous parus à l’Ecole des Loisirs).  Son humour, son trait plein de spontanéité et de tendresse, ses récits simples qui recèlent pourtant une folle inventivité, nous ravissent tous les deux.

    C’est donc avec un immense plaisir que j’ai découvert l’autre jour un récit d’Arnold Lobel qui m’était inconnu : « Isabelle ». L’histoire d’une jument, Isabelle, qui se trouve à l’étroit dans sa vie d’animal de ferme, et ne rêve que de jolis souliers et tenues de luxe. Encouragée par la fermière, elle se livre à un « relooking extrême » pastoral, enfilant chapeau à fleurs, robe immaculée et chaussures de dame. Sauf que la nature a vite fait de reprendre le dessus, Isabelle de se rendre compte que tout cet accoutrement n’est pas fait pour elle, et les souliers et joli chapeau de finir de voler par dessus bord, tandis que la jument retrouve avec bonheur sa vie dans le pré. Obsédée que je suis par mon armoire, je n’ai pas pu m’empêcher de voir là une belle parabole sur mon propre parcours d’acheteuse compulsive s’étant souvent égarée à l’achat de panoplies de luxe qui ne lui convenaient pas le moins du monde et qui j’espère aujourd’hui, telle Isabelle, apprend à s’accepter telle qu’elle est.

    The lesson of Arnold Lobel's wonderful book "Lucille": fancy clothes won't make you happy. They actually may make you the opposite of happy.

    J.A.C.



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  • 02/23/14--22:00: La citation du lundi


  • "Je n'ai pas fait de shopping depuis des années - je ne fais pas les boutiques ! Je porte les vêtements que je produis, et chaque sac ou chaussure qui entre dans ma vie est un cadeau ou un échange avec un autre créateur. Je ne suis pas vraiment une consommatrice !"

    "I haven't gone shopping in years - I don't shop! I wear clothes that I make, and every bag or shoe that I get in my life is a gift or a trade from another designer. I'm not really a consumer!"

    La créatrice Jesse Kamm

    Image + interview via Freunde von Freunde





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  • 02/26/14--01:30: Le principe du portefeuille

  • Il y a fort, fort, fort longtemps,  j'étais une acheteuse moins névrosée, et par conséquent plus avisée. A cette époque, acheter ne représentait pas une forme de thérapie, je ne recherchais pas à voir mon ego valorisé par un vendeur en quête de commission, je savais (plus ou moins) qu'un vêtement n'allait pas changer ma vie. J'achetais quand j'avais un besoin précis. Et quand ma motivation était un peu plus futile, je prenais quand même le temps de réfléchir à cet objet dont j'allais me faire le cadeau, le choisissant non pour son attrait fugace mais parce que je le trouvais vraiment bien fait, vraiment, durablement beau. C'est ainsi qu'il y a plus d'une décennie, j'ai fait l'achat de ce portefeuille. Je me souviens encore du jour où je suis entrée en sa possession, dans la boutique (aujourd'hui disparue) de la marque miu miu rue de Grenelle. L'achat m'a marquée car je l'ai délibéré pendant de longues semaines, en pesant le pour et le contre (son prix représentait un sacré montant pour la rédactrice débutante que j'étais), en venant le "renifler"à plusieurs reprises en boutique sans pour autant repartir avec. Cet achat avait pour but d'être le premier réalisé grâce à une augmentation, ma première augmentation de mon premier "vrai" job, et d'ailleurs, depuis, je l'appelle toujours "le portefeuille de l'augmentation". Cet argent bonus, mon moi plus âgé aurait sûrement eu soin de le claquer immédiatement en idioties aussitôt oubliées. Mais mon moi plus jeune a fait le choix de cet achat, et je l'utilise depuis chaque jour. Il a été jeté sans ménagement dans mes sacs, a reçu de l'eau, de la nourriture et un milliard d'autres trucs dessus. Et pourtant, plus de dix ans après, pas une égratignure, pas un signe de lassitude, je l'aime et le trouve beau comme au premier jour, encore plus beau car il a perdu la raideur du neuf. Cette longue digression pour dire que, au regard de mon nouveau projet "Armoire 2.0.", c'est exactement cette manière d'acheter que j'ai envie de retrouver. Une manière calme, posée, qui prend le temps de laisser monter la frustration pour mieux savourer, sur le long terme, l'achat. Bref, je veux faire du shopping comme quand j'avais vingt ans.


    A long time ago, I was a less neurotic and therefore smarter shopper. In those days, I did not use shopping as therapy, or as a way to have my ego boosted by a salesperson, or to try and achieve some ideal image of myself. I shopped mostly when I needed something. And when my motives where less function based and more about treating myself, I would give a hard, long, thorough thinking about what it was that I wanted to treat myself with, buying something not because it was in fashion or flashy but because it was well made, and would pass the test of time. This is how, more than a decade ago, I came into possession of this pocketbook. It was bought at the (now defunct) miu miu shop on rue de Grenelle, to celebrate a pay raise I had obtained and thus earned, to this day, the nickname of "pay raise pocketbook". It was bonus money that my older, present self would probably have blown into mindless purchases, but my younger, smarter avatar bought this pocketbook after much deliberation, several reconnaissance trips to the shop and quite a few days spent thinking about how damn great it was. I waited, I drooled, I let myself the time to savour the expectation. And then I bought it, with much trepidation and joy. Now, more than ten years later, I still use it every single day. It has been tossed in many bags, has received water and food on it. And still, it’s pristine and much loved. So this long digression to say that, in light of my « Wardrobe 2.0.» project, I would like, from now on, to go back to shopping this way. With thoughfulness and patience. In short, with my twenty-something self in mind.

    J.A.C.


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  • 02/28/14--03:48: Histoires de jeans
  • Jessica de Ruiter et son 501
    via Jean Stories / Photo Katrina Dickson

    Vous en êtes où, question jeans ? Vous en mettez souvent ? Et question coupe, où va  votre préférence ? Slim, skinny, flare, bootcut, straight (drôle comme il semble impossible de parler de denim sans verser dans les anglicismes... mettons ça sur le compte des inévitables associations américaines du jean, plutôt que sur ma paresse linguistique) ? Je pose la question car, eh bien, je me la pose à moi-même en ce moment. Car après des années de jeans slim, pour ne pas dire skinny, pour ne pas dire que j'ai même l'année dernière cédé aux sirènes du jean tellement moulant qu'il est en fait un legging de yoga, j'ai envie d'autre chose. D'un denim simple, basique, peut-être même droit. J'ai beaucoup aimé d'ailleurs ces interviews de Tonne Goodman (j'étais fan absolue de ses séries dans le "Harper's Bazaar" des années 90, depuis elle officie chez "Vogue") et de Jessica de Ruiter pour le nouveau site exclusivement dédié au denim Jean Stories. La première professe son amour exclusif des jeans droits et blancs à taille surtout pas basse, tandis que la deuxième se déclare une fidèle du 501 classique à jambe droite. 

    Pendant longtemps, j'ai moi aussi été une monogame du jean. Ado, c'était 501 ou rien, une fixette qui s'est prolongée jusqu'aux années d'étudiante, avec à cette époque une préférence pour les 501 d'hommes vintage que j'allais chiner dans les friperies des Halles. Puis suivirent quasi dix ans de fidélité absolue aux jeans A.P.C., avec une préférence pour le modèle Cure (taille ni trop haute ni trop basse, jambe ni trop large, ni trop fine, parfait quoi, en tout cas pour moi), et une certaine jouissance à acheter ce denim cartonné, radicalement brut, qui s'assouplissait et se formait au corps au fil des mois, des années. Après ? Après, j'ai papillonné, jeans de chez H&M et autres grandes enseignes, tentatives auprès des jeaneurs américains branchés (7 For All Mankind et consorts) avants de me retrouver plutôt fidèles au denim des suédois d'Acne Studios. Mais aujourd'hui, j'aimerais bien retrouver ce plaisir d'avoir "ma" coupe, "mon" label référence, où je pourrais acheter ces fameux jeans (que je porte tous les jours) un peu les yeux fermés.

    I think I'm done with super skinny jeans and therefore I'm looking for a more classic, straight-leg alternative, maybe in the spirit of the 501s and A.P.C. Cure denim of my student days.

    J.A.C.



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    Cette image de Carolyn Bessette Kennedy par Bruce Weber m'a toujours plu car au lieu de me donner envie d'aller faire des courses, elle procure cette sensation très apaisante de "au fond, pas besoin de plus qu'un jean et une chemise". Oui, au fond, pas besoin de plus.

    Depuis le lancement de mon projet « Armoire 2.0. » (formidable ce que ce titre ronflant me donne l’impression que de repenser mon placard est un processus de la plus haute importance – appelons Barack Obama pour le mettre dans la boucle, il sera fasciné), il s’est passé plusieurs choses…

    • Je n’ai plus rien acheté Depuis qu’a germé ce projet de remise à zéro de mon armoire, au début de l’année, je n’ai fait aucun achat. Ni vêtement. Ni accessoire. Ni quoi que ce soit. Nada. Signe d’une admirable force de caractère ? Si seulement… La vérité est que je n’en ai tout simplement plus eu envie. Du tout. Malgré les soldes. Malgré l’idée même à la base de ce projet qui est, petit à petit, de reconstituer avec discernement une petite collection d’essentiels et qui donc me « donne droit » à des achats. Mais non, je n’ai rien acheté deux mois durant. Peut-être parce que…

    • J’ai fait une liste : celle de tous mes achats (vêtements, accessoires, chaussures) de l’année 2013. Et j’ai eu un petiténorme choc. J’avais acheté. Enormément. Et seulement une fraction de ces achats sont vraiment "moi". Du coup, entre les lignes de cette liste d’achat, j’ai lu tous ces moments de tristesse, joie, flottement, deuil ou exaltation qui avaient marqué mon année et m’avaient poussée dans une boutique en quête de réconfort, de célébration, de réassurance. J’ai du coup compris que, moins qu’une acheteuse compulsive, je suis surtout une acheteuse émotive qui ne devrait mettre les pieds dans une boutique que quand elle est d’humeur égale, calme, sereine (c’est-à-dire, deux fois par an).

    • J’ai tout repensé Après ce bilan brutal, j’ai eu envie de me concentrer sur l’aspect positif des choses. Déjà en savourant ces deux mois sans achats qui s’étaient écoulés sans que je les sente passer. Puis, suite à un déjeuner-brainstorming avec Laure, en réorganisant mon placard pour n’avoir sous les yeux que ce que je mets et aime vraiment, à savoir une mini poignée de pièces et accessoires. Le reste s’est réparti dans une boîte « sas de décompression » (le temps de voir si je veux vraiment m’en séparer) et une boîte « vacances » (toujours en suivant l’exemple de Laure et de son stock de vêtements qu’elle réserve à la plage). Quant aux erreurs d’achat patentées, j’ai fait appel, pour les écouler, au nouveau site de dépôt-vente Profiteuses dont le principe de conciergerie séduit la paresseuse que je suis.

    J’attaque donc le mois de mars sur ces bases. Un placard vidé. Un minimum de basiques avec lesquels j’ai envie de « faire avec » avant de me précipiter sur un nouvel achat. Je reviens d’ailleurs d’un voyage de cinq jours durant lequel j’ai pu constater que deux paires de chaussures, deux pulls, un manteau, un blouson sans manches Uniqlo, une étole et quelques t-shirts couvraient tous mes besoins du moment…


    Project "Wardrobe 2.0." continues. It's been two month and no buying whatsoever so far. It may have to do with  having listed all my 2013 purchases, a sobering look at reality that revealed how much of an emotional shopper I am (I'm good, I need to shop, I'm feeling bad, well I need to shop too). So instead of shopping, I cleaned out my closet and left only in sight the items I do wear (= only a handful) and enjoyed this new capsule wardrobe during a short out of town trip that indeed I do get by with only  a few things to wear.

    J.A.C.



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    Leçon de prononciation fashion sur le site The Vivant !


    Jeanne-Aurore et moi avons parfois un point de vue légèrement différent : elle, elle déteste (sur ce blog, dans nos livres) citer des marques. Par exemple, elle ne va pas dire « un trench Burberry », mais « un trench qui exprime la quintessence du trench » ;) Elle n’a pas tort, c’est vrai que la marque peut polluer le discours : dire « J’adore mon sac Jérôme Dreyfuss » étiquette immédiatement Parisienne un peu snob, alors que dire « J’adore mon sac en cuir tanné » peut parler à tout le monde (histoire vécue lors de l’écriture de l’un de nos livres). Même si je trouve que signaler la marque a le mérite de planter efficacement les choses.

    J’ai aussi ma copine Laetitia qui, en tant que dessinatrice lingerie au sein d’une grande entreprise, connaît le coût réel de fabrication des vêtements (…et les marges !), et est tout à fait capable de trouver son bonheur chez Forever 21 lorsqu’elle est à New York ou dans un rayon Monoprix lorsqu’elle est ici. Ce qui n’est résolument pas mon cas, moi qui, à une époque, ai été chiffon addict (Zara, H&M, mais aussi de la fripe, des trouvailles sur les marchés, des découvertes à l’étranger, ou pourquoi pas chez Kiabi… qu’importe !), et ai eu envie, après ce trop-plein, d’en revenir à des valeurs sûres : justement, LE trench Burberry, LE sac Jérôme Dreyfuss. Ça me parle plus que « le bon trench », ou « le bon sac », parce que s’ils viennent d’ailleurs, il leur manquera toujours quelque chose : cette évidence, ce mythe, cette part de rêve.

    Pourtant, je ne suis ni obsédée ni aveuglée par la marque. Le souvenir du t-shirt « Dior j’adore ! » me donne des hauts le cœur, le monogramme Vuitton omniprésent ne me fascine pas du tout. De même, je suis extrêmement dubitative devant la montée en puissance de ces lignes bis pas terribles qui misent tout sur des sacs en cuir scandaleusement bas de gamme : Marc by Marc Jacobs, See by Chloé, Michael by Michael Kors. Les Américains sont très doués pour ça, même s’il faut avouer que nous, avec nos « petites griffes parisiennes » (en réalité devenues des empires internationaux) comme Zadig & Voltaire, Maje, Sandro ou The Kooples, nous ne nous défendons pas mal, puisque la qualité est restée au plus bas du Sentier.

    Il n’empêche que si une marque, dans notre monde moderne, c’est avant tout du marketing, un positionnement, du buzz (du vent, quoi), j’aime que ce ne soit pas uniquement cela. C’est aussi un engagement (ou non !), des choix sociaux, éthiques, écologiques : conditions de travail des ouvriers fabricants, des salariés, choix des matières, question du made in France ou made in Asia. Ce sont des choix esthétiques, également. Du coup, rien ne me passionne plus, dans le grand mercato de la mode, que lorsqu’une nouvelle équipe stylistique est chargée de faire revivre une griffe endormie, ou de donner une nouvelle impulsion à une marque : retravailler les codes, l’héritage, les archives, ça, ça me captive complètement. 

    En tout cas, je crois que nous sommes tous en quête des marques qui nous semblent à la fois désirables et dont le rapport qualité-prix nous paraît juste. Chacun a les siennes, c’est une question de point de vue, il y a des marques qui parlent aux uns, mais pas du tout aux autres. Certains aiment le renouvellement de la fast-fashion, d’autres privilégient la french touch, d’autres encore plébiscitent les griffes ouvertement écolos, certaines aiment le charme discret du luxe raffiné… Dans une époque d’uniformisation des looks, ce qui nous différencie, finalement, c’est souvent notre rapport à la marque. 

    Tout ça pour dire, pour revenir à mon premier paragraphe, qu’il y a toujours plus de marques citées dans mes posts que dans ceux de Jeanne-Aurore… ;)

    Some people only swear by big brands, some others don’t see the point. But is a brand only a tag on a piece of clothing? Or isn’t it also, not only a dream, a community, but also a commitment, social, ecological or ethical? 

    L.G. 


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  • 03/06/14--22:00: Tom, Tilda, l'élégance



  • L’autre jour, Laure et moi sommes allées voir « Only Lovers Left Alive » de Jim Jarmusch. Malgré une météo et une salle de cinéma glaciales, nous sommes ressorties réchauffées de l’intérieur par la beauté de ce film de vampires qui est surtout un somptueux film d’amour. Envoûtée par le couple Tom Hiddleston / Tilda Swinton (qui devraient penser à lancer leur chaîne YouTube avec tutoriaux de charisme), je me suis lancée à la sortie du film dans un monologue au sujet leurs panoplies, tout en vestes et pantalons de cuir, qui me donnaient très envie de me les approprier. Laure, bonne copine, m’a fait redescendre sur terre en me faisant remarquer que lesdites panoplies étaient rendues divines par ceux qui les portaient et que donc moi, nous, bref les simples mortels ne serions peut-être pas aussi avenants en slim de cuir.

    Après avoir trouvée Laure gonflée de douter de ma capacité à porter la peau de bête, j’ai fini par arriver à cette conclusion : elle avait raison. Au fond, ce que j’avais trouvé admirable dans ces tenues tenait surtout à ceux qui les habitaient. Leur grâce. Leur élégance. Ce truc racé très anglo-saxon. Leur séduction n’avait rien d’une affaire de fringues mais d’âme. La voilà, donc, l’impulsion, l’illusion, qui nous pousse le plus souvent à foncer tête baissée acheter un truc, « it » ou pas, aperçu sur autrui (une inconnue dans la rue, une célébrité dans « Elle ») : la croyance que cet objet, une fois par nous porté, nous transfèrera un peu de l’allure de celui ou celle sur lequel on l’a d’abord admiré. Mais le chic, le charme, malheureusement (ou heureusement), ne se monnaie pas.

    Quelques jours après notre séance, je suis tombée sur cette phrase du créateur de la marque A.P.C. Jean Touitou (toujours bon quand il s'agit de sortir la formule qui tue) : "Je ne pense pas que les gens qui sont vraiment élégants se soucient tant que ça de leur élégance". CQFD. 

    P.S. : Si vous avez envie d'entendre Tom Hiddleston parler du film dans son impeccable phrasé d'Oxford, c'est ici.

    "Only Lovers Left Alive" is a lesson in class and cinema, as only Jim Jarmusch knows how to turn them out, and made me want to go and buy leather jeans and jackets (and, obviously, to be Tom and Tilda, I mean, who wouldn't?). But unfortunately, or fortunately, that type of awesome elegance cannot be bought. So I'm crossing the leather skinnies from my list and focusing on finding the perfect navy V-neck instead. Also, good interview of Tom discussing the movie here.

    J.A.C.



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  • 03/10/14--01:30: La citation du lundi
  • Photo via le site Vogue.fr

    "Mes parents aimaient les beaux vêtements et nous avions l’habitude d’aller deux ou trois fois par an à la ville pour habiller toute la famille. Mes parents allaient toujours vers Yves Saint Laurent ou Dior. Ma mère voulait des vêtements bien coupé et qui durent. C’était un vrai rituel dans la famille, une tradition. Cela m’a éveillé très tôt à la rigueur et à la qualité d’un vêtement."

    Le créateur Rabih Kayrouz, se remémorant (dans le magazine Elle) son enfance au Liban dans les années 70 

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    Ma collection de chemises de nuit qui n'en sont pas.


    Laure à Jeanne-Aurore : Je ne suis pas super contente de mon coin à chemises de nuit et pyjamas, qui consiste surtout en de vieux vêtements que je n'ai plus envie de le jour et que je recycle pour la nuit... Je rêve d'un pyjama qui soit à la fois beau et confortable. Quels conseils pourrais-tu me donner ?

    Jeanne-Aurore à Laure : Je suis extrêmement heureuse que tu me poses cette question, la quête de la tenue de nuit idéale étant effectivement l'une des mes marottes. Autant être honnête tout de suite : je n'ai pas encore trouvé le Graal Du Pyjama (ou GDP). En règle générale, pour tout ce qui est utilitaires, j'aime trouver la marque et le modèle qui fonctionnent pour moi et m'y tenir. Pour les dessous, Hanro. Pour les chaussettes, Monoprix et Bleu Forêt. Pour les collants, Fogal. Avec les tenues de nuit, je n'ai pas encore trouvé le label idéal. 

    Une des choses qui m'aide cependant, c'est d'avoir établi quelques règles qui me permettent de piocher dans les propositions que je croise sans faire (trop) d'erreur d'achats.

    • Du coton : impossible pour moi de dormir dans une de ces fausses soies synthétiques qui transforment le lit en champ d'électricité statique. Quant à  la vraie soie, elle me donne l'impression d'être Angela dans "Madame est servie", qui se promenait toujours en robes de chambre de soie crème. En revanche, je choisis du coton très doux, que ce soit du jersey ou de la popeline.

    • Du simple : en matière de pyjama (et de lingerie d'ailleurs), j'ai décidé une bonne fois pour toute que les noeuds, les imprimés "mignons", la dentelle et tout ce qui me donne l'impression d'avoir six ans et demi n'était pas pour moi.

    • Du vêtement de nuit... pas forcément : l'été, j'adore porter des chemises de nuit mais rapport à mon allergie aux mignoneries (voir ci-dessus), je ne trouve jamais de modèle qui me plaise d'autant que j'aime les chemises de nuit à manches longues (= je suis frileuse). Donc, dès que je trouve une jolie liquette en coton léger à manches longues, j'en fait une chemise de nuit. Comme quoi, recycler les vêtements de jours en tenues de nuit peut aussi être une bonne chose.

    • Du logique : ça, c'est mon petit côté psychopathe organisé, mais j'aime bien l'idée d'avoir un uniforme de nuit. Donc liquettes à manches longues en été, et bas de pantalon de pyjama et t-shirts ou haut de pyjama pour l'hiver, dans une palette assez neutre de gris, bleus, beiges pour tout pouvoir combiner.


    Quelques idées de shopping 

    Uniqlo : pour leurs basiques (t-shirts, bas de pyjama...)


     • COS : pour leurs liquettes, pantalons, hauts de pyjama, loungewear.



    Toast : pour une option plus luxe, moins minimale, cette marque  britannique offre de jolies gammes pour la nuit et la maison. La qualité est belle, leur service après-vente très pro (j'ai testé).





    EDIT : Je me rends compte que j'ai oublié une adresse parisienne favorite en matière de linge de nuit : L'air du bain, 69 boulevard Beaumarchais, 75003. Leurs pyjamas, peignoirs en nid d'abeille et robes de chambre sont formidables et faits en France. A découvrir ici.



    My rules and selection to find the best sleepwear and loungewear around.

    J.A.C.



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  • 03/13/14--23:00: L'inspiration : les pyjamas








  • Parce que Laure, après le post d'hier a peut-être encore besoin d'inspiration. Parce que rien n'est plus chouette qu'un pyjama à rayures. Ou qu'un t-shirt blanc immaculé. Ou un classique pantalon de jogging gris. Parce que la Meg Ryan des 90s est, sans conteste, la reine du loungewear.

    Par ordre d'apparition : Jack & Diane dans "Tout peut arriver", le film ultime en matière de pyjamas classe / Le maxi t-shirt blanc de Glenn Close dans "Liaison fatale" / Jess (Zooey Deschanel), reine du pyjama dans "New Girl" / Claudette Colbert porte le pyjama de Clark Gable dans "New York Miami"/ "Hulul" de Arnold Lobel / Meg dans "Nuits blanches à Seattele" et "Vous avez un message".

    The best pjs in films, TV and kid's books.

    J.A.C.


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